Les dévotions mariales

Autre chose est la dévotion, autre choses les dévotions.

La dévotion est purement intérieure et a pour norme la charité.

La dévotion, c'est l'amour qui par exemple monte en nous à la lecture de l'Annonce faite à la Vierge (Lc 1, 26-38), ou c'est l'attachement cordial à cette Mère que Jésus nous a donnée (Jn 19, 25-27), etc.

Ainsi, la prière en général, la liturgie et la spiritualité incluent la dévotion à Marie.

Nous avons donc déjà évoqué ailleurs la dévotion. Il nous reste à parler des dévotions.

Les dévotions comportent un élément sensible et ont pour norme la prudence.

Les dévotions comportent un élément sensible : un objet, un sanctuaire, une prière vocale, une procession populaire.

Les dévotions ont pour norme la prudence : nous sommes appeler à un amour infini, mais les éléments matériels et sensibles ne peuvent pas se multiplier à l'infini : on ne va pas porter 30 médailles, ni réciter 2000 Ave Maria, ni se ruiner en pèlerinages : c'est pourquoi les dévotions ont pour norme la prudence (la mesure, le bon sens).

Les dévotions augmentent la dévotion.

Les dévotions mariales sont des marques, des témoignages spéciaux de tendresse filiale envers Marie.

En tant qu'elles rappellent leur Mère à ceux qui les pratiquent, elles ne peuvent que provoquer et augmenter la dévotion, c'est-à-dire l'amour.

C'est pourquoi le concile Vatican II continue d'encourager les dévotions !


Françoise Breynaert