Thérèse d’Avila, le rosaire et les prières vocales

Thérèse d’Avila, le rosaire et les prières vocales

Thérèse d'Avila commença les prières vocales, et le rosaire, dès l'enfance :

« Je recherchais la solitude pour dire mes prières, qui étaient nombreuses, en particulier le Rosaire, dont ma mère était fervente. »[1]

Elle enseigne à pratiquer la prière vocale, accompagnée de l'oraison mentale (penser à ce que l'on dit), et elle ajoute :

« Afin que vous n'imaginiez pas que la parfaite prière vocale est peu fructueuse, je vous dis qu'il est fort possible que tandis que vous récitez le Pater noster, ou une autre prière vocale, le Seigneur vous élève à la contemplation parfaite. Sa Majesté montre ainsi qu'elle entend qui lui parle, et Sa Grandeur lui parle à son tour en suspendant son entendement et en arrêtant sa pensée ; elle cueille, si on peut dire, les mots sur ses lèvres, car malgré qu'on le veuille on ne peut plus parler, si ce n'est avec beaucoup d'effort. »[2]

Très avancée dans la vie spirituelle, elle s'attache encore davantage à l'humanité du Christ, et au rosaire dont elle tient fréquemment la croix en main[3].


[1] Autobiographie I, 6

[2] Le Chemin de la perfection, XXV, 1.

[3] Autobiographie XXIX, 6.


Françoise Breynaert

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