Antienne d’entrée : Rorate, caeli de super

L'antienne d’entrée "Rorate, caeli de super"

A l’époque de saint Grégoire le Grand († 604), et encore actuellement, on chante cette antienne d’entrée pendant l’Avent :

Rorate, caeli de super,

et nubes pluant iustum ;

aperatur terra

et germinet Salvatorem.

Traduction :

Que les cieux répandent la rosée

et que les nuées pleuvent le juste.

Que s’ouvre la terre

et que germe le Sauveur.

Ce refrain très connu mérite d'être commenté, car il est chargé de sens :

  • La rosée est fraîche, elle n’est pas la chaleur du midi, c’est une allusion à la conception virginale, sans le feu de la concupiscence.

  • La nuée est le symbole de la présence de Dieu et de sa grâce, et lors de l’Incarnation, saint Luc évoque la nuée quand il dit que l’Esprit Saint descendra sur Marie, et que la puissance du très haut la recouvrira de son ombre.

  • Le juste est le Christ, il est l’eau.

  • La terre est un symbole marial, saint Irénée parlait de Marie comme de la terre Vierge.

  • L'antienne est inspirée d'Isaïe 45,8 :

  • Cieux, épanchez-vous là-haut,
    et que les nuages déversent la justice,
    que la terre s'ouvre et produise le salut,
    qu'elle fasse germer en même temps la justice.


En remerciant le père I.Calabuig (Marianum, Rome)

F. Breynaert