L’iconostase

L’iconostase

Origine

En Orient, dans la période post-byzantine, le chancel devint une iconostase qui séparait complètement la nef du sanctuaire ainsi soustrait aux regards du fidèle. En Occident, au contraire, les icônes reculèrent jusqu'à la table.[1]

Signification:

Souvent incomprise de nos jours, l'iconostase doit être réévaluée en fonction de la théologie de l'icône. Même si elle tend parfois à la devenir, elle n'est en aucun cas une barrière, mais l'expression maximale de ce qui peut être manifesté visuellement, car derrière elle, il n'y a rien à voir, en ce sens que le mystère célébré ne se situe plus au niveau de la vision, mais de la communion.

Ainsi, la fonction de l'iconostase de ne se limite pas à récapituler à nos yeux l'histoire sur salut, ce qui est déjà très important ; elle suggère encore le passage dans un autre monde invisible à nos yeux de chair. Elle invite à la communion avec l'Eglise céleste[2].

Description:

Tout en haut : la rangée des icônes des patriarches.

En dessous, les icônes des prophètes.

En dessous, les icônes des fêtes liturgiques.

Vient ensuite la Deisis, avec au centre l'icône du Christ, à sa droite et à sa gauche intercèdent la très Vierge Marie Theotokos, et saint Jean Baptiste le précurseur.

Ensuite, la porte ou porte royale (le Christ étant le roi de gloire).

Contempler des exemples:

croix.com/mm/illustrations/Multimedia/Actu/2010/3/4/russie-st-cyrille_article.jpg>Déisis de l'iconostase de la cathédrale de la Dormition au monastère Saint-Cyrille du Lac blanc (Photo : N. Senèze). Cliquez pour voir.


[1] Ivan Ninic, Icônes, Première édition par Jugoslavija Publishing house, Beograd 1980, édition française : Comptoir du livre, Paris 1986, introduction.

[2] Michel Quenot, L'icône, fenêtre ouverte sur le Royaume, Cerf, Paris 2001, p. 57.


Françoise Breynaert