Les chevaliers du Moyen-âge

Les belles valeurs « chevaleresques » se sont développé dans un contexte historique pétri d'humanité, la lourde humanité... Le rôle civilisateur du culte marial en est d'autant plus lumineux.

Des ombres...

Les chevaliers du IX° et X° siècle avaient la fâcheuse habitude (avec les seigneurs) d'envahir les monastères pour y dormir et y manger... Ce qui ruinaient la vie spirituelle et matérielle de ces monastères, jusqu'à la réforme de Cluny qui empêcha ces pratiques[1].

Longtemps les chevaliers étaient liés à la noblesse qui prétendait nommer les abbés, les évêques, les papes, et la réforme grégorienne eut fort à faire pour rétablir un peu d'ordre[2]...

Avant sa conversion, François d'Assise (†1226), fils d'un riche marchand, rêve de devenir chevalier. Sa première expérience est désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il s'est retrouvé en prison. Un an ! Puis il tombe malade. Et peu à peu, il a l'intuition qu'il y a mieux à faire...

Avant sa conversion, Ignace de Loyola, (1491-1556) est lui aussi un chevalier mondain, il néglige complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs.

A la lumière...

Aussi, n'idéalisons pas trop la vie des chevaliers du Moyen Age... Ils étaient des hommes, tout comme nous.

Cependant, les chevaliers vivaient aussi une chose simple et belle : c'est devant l'autel de la Vierge que les futurs chevaliers passaient la veillée des armes. Marie était la plus pure et la plus noble expression de leur idéal.

Ainsi, malgré la rudesse des mœurs du temps, le simple fait de regarder Marie, peu à peu, a fait monter des valeurs authentiques qui transformèrent la société médiévale :

« Le chaste culte de Marie inspira toujours la chevalerie française et créa parmi nous des traditions de loyauté, de courtoisie et d'honneur qui ont survécu à toutes les défaillances, et sont encore à l'heure présente la plus belle parure de notre civilisation.»[3]

Qui sait ce que cette veillée d'armes devant l'autel de Marie sema dans le cœur du jeune François d'Assise ou du jeune Ignace de Loyola ? Toujours est-il qu'un jour François d'Assise se convertit et devint un grand saint, fondateur de l'ordre des franciscains. Et un jour Ignace de Loyola se convertit et devint lui aussi un grand saint, fondateur de l'ordre des jésuites.

Et qui pourra mesurer tout ce que notre civilisation doit au « chaste culte de Marie » ?


[1] Cf. Paul CHRISTOPHE, L'Eglise dans l'histoire des hommes, Droguet Ardent, 1982, p. 240-251 et E. AMMAN, A DUMAS, Histoire de l'Eglise tome VII, sous la direction de A. FLICHE et V MARTIN, L'Eglise au pouvoir des laïques, Bloud&Gay, Paris 1942, p. 320-332

[2] Cf. Paul Christophe, L'Eglise dans l'histoire des hommes, Droguet Ardent, 1982, p. 302-323.

[3] Cardinal Thomas, archevêque de Rouen (1894), cité dans Marquis de La Franquerie, « La Vierge Marie dans l'Histoire de France » Editions saint Rémi, 1994, p. 64

Françoise Breynaert

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