La joie de Marie lors de l'Ascension de son Fils

La joie de Marie pour l’Ascension de Jésus

Si Marie goûtait une grande joie quand son Fils vivait corporellement à côté d'elle et autant de joie quand ce même Fils après avoir détruit la mort resurgit des enfers ; aurait-elle eu moins de joie quand son Fils, devant ses yeux, entra dans les cieux avec cette chair que, comme elle le savait bien, il avait pris d'elle ?

Qui a jamais affirmé une chose semblable, ou qui a jamais cru que sa félicité dans ce moment puisse être comparée à toutes les joies qui l’ont précédée ?

Les bonnes mères de ce monde ont l'habitude d'éprouver une grande allégresse quand leurs fils sont élevés aux honneurs terrestres ; et cette mère - sans aucun doute une bonne mère ! - ne se serait pas réjouie d'une joie ineffable lorsqu’elle vit son fils unique pénétrer tous les cieux avec puissance et domination et, s’élevant, atteindre le trône de Dieu le Père tout-puissant ?


St Eadmer de Canterbury

(De excellentia, 6, PL 159, 568 C- 569 A)

La gioia di Maria per l'Ascensione di Gesù

« Se Maria gustava una grande gioia nel tempo in cui il Figlio suo viveva nel corpo accanto a lei ; se provo altrettanta gioia quando il medesimo Figlio suo risorse dagli inferi dopo aver distrutto la morte ; forse esulto di gioia inferiore quando lo stesso Figlio suo, davanti ai suoi occhi, entro nei cieli con quella carne che, come ella ben sapeva, aveva preso da lei ?

Chi mai ha affermato una cosa simile, anzi, chi mai ha creduto che il suo gaudio in questo momento non fosse comparabile a tutte le gioie che lo precedettero ?

Le buone madri di questo mondo sono solite provare grande allegrezza quando vedono i loro figli innalzati ad onori terreni; e questa madre -senza dubbio una buona madre ! -non si sarebbe rallegrata di una gioia ineffabile allorché vide il Figlio suo unigenito penetrare tutti i cieli con il suo potere dominante e, innalzandosi, raggiungere il trono di Dio Padre onnipotente ? »

S. Eadmero, De excellentia, 6, PL 159, 568 C- 569 A


Luigi Gambero

Luigi Gambero, Maria nel pensiero dei teologi latini medievali,

ed San Paolo, 2000, p. 143

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