St Jean de Thessalonique (†630) et la Dormition

Saint Jean de Thessalonique et la Dormition

Jean de Thessalonique († 630) offre une narration réélaborée de la Dormition de la Vierge, dans le style apocryphe "Transitus". Cependant il s'agit d'un texte d'importance considérable pour la connaissance de la tradition en langue grecque.

Les textes des premiers siècles concernant la Dormition ne nous sont pas parvenus en langue grecque : du "Transitus" nous n'avons que des fragments grecs, le texte complet est en éthiopien. Quant à saint Ephrem, il a écrit en syriaque.

Remontant avant l'homélie de Jean de la Thessalonique, on ne possède en langue grecque que le soi-disant pseudo-Jean : un récit plein de fantaisie, dépourvu de contenu théologique et qui nie la résurrection de Marie.

Jean de Thessalonique spécifie l'objet de la célébration liturgique :

La mort de Marie et les miracles qui l'accompagnèrent, le fait que Marie ait été élevée au ciel, du moins avec son âme, où elle a reçu un prix spécial.

N.B. Quelques versions du Transitus latin parlent de résurrection du corps de la Vierge, mais Jean de Thessalonique ne le précise pas.

Il parle de Marie avec un respect et une admiration extrêmes.

Il lui attribue des titres de grand honneur. Au-delà aux titres communs à la tradition liturgique grecque comme Theotokos, Aeiparthenos, il la définit

, immaculée,

demeure du Christ,

partageant la seigneurie du Christ sur l'univers et sur le monde entier,

Vierge de Dieu, glorieuse Vierge,

trône des chérubins sur la terre, ciel de la terre.

Il attribue à Marie un rapport à la fois maternel et fraternel envers les êtres humains.

En effet parfois il l'appelle notre sœur, notre seul espoir.

Ailleurs il l'appelle notre mère Marie,

et la Vierge, en s'adressant à l'auteur, l'appelle mon fils.

Les rapports de Marie avec les êtres humains sont marqués par la sollicitude, la tendresse et l'amour.

Marie est considéré la bienfaitrice de l'univers, l'espoir, la confiance et le refuge du genre humain.

Quand les apôtres atteignent sa maison, ils la saluent avec les mots: « O bienheureuse Marie, mère de ceux qui se sauvent, la grâce est avec toi ! »

Dans cette terminologie, ne peut-on apercevoir l'idée d'une médiation maternelle de la Mère du Seigneur?


Pour la bibliographie, voir : Clavis Patrorum Grecorum III, 7920- 7931; BECK H. G., Kirche und theologische Literatur im byzantinischen Reich, Munchen 1959. p. 458.

L.Gambero

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