III° siècle, les pères de l’Eglise et Marie

Au 3e siècle, c'est une donnée définitivement reçue et fixée dans le symbole apostolique : Marie, vierge et mère, a une présence nécessaire et une fonction active et décisive dans le plan salvateur de Dieu.

Les développements significatifs du troisième siècle sont :

  • La présence de la Vierge Mère dans l'anaphore eucharistique et dans le rite baptismal;
  • Les interprétations mariologiques du Psautier;
  • Le culte d'imitation: on a compris l'exemplarité évangélique de Marie vis-à-vis de l'Église et donc le culte d'imitation de la part de l'Église envers Marie.
  • Le culte d'invocation avec la célèbre prière du « Sub tuum praesidium ». Les premiers chrétiens ont compris que l'Église doit regarder Marie non seulement dans son existence terrestre évangélique, mais aussi dans sa présence dans le temps de l'Église avec sa communion de créature transfigurée et avec son intercession pour notre salut.

Parmi les documents et les pères du siècle III, rappelons :

  • La Tradition apostolique;
  • Hippolyte de Rome;
  • Origène;
  • Clément d'Alexandrie;
  • Tertullien.

Les grand thèmes et les grands horizons qui s'ouvrent sont :

  • Sous l'aspect théologique: ce qui est arrivé à Marie dans son rapport unique avec Dieu.
  • Sous l'aspect anthropologique: la physionomie morale de Marie et son chemin de foi.
  • Le rapport Marie-Eglise avec un enrichissement doctrinal réciproque.

Comme nous le verrons beaucoup de solutions sont provisoires ; ne manquent pas les hésitations; il y a des interprétations presque opposées. Nous sommes dans un chantier théologique.