Lagos

Lagos

1863 : la rencontre d’un ancien esclave, catéchiste, et d’un missionnaire.

A Lagos se trouvait un catéchiste volontaire, laïc, Antoine, qui avait été longtemps esclave au Brésil où il avait reçu la foi catholique. Il réunissait avec lui d’autres survivants de l’esclavage et priait avec eux le samedi l’office de la Vierge et le rosaire, en portugais. Les protestants, arrivés à Lagos vingt ans avant les missionnaires catholiques, essayèrent d’attirer Antoine, mais celui-ci résista.

Quand, finalement, arriva en 1863 le père Bouche, des missions africaines de Lyon, Antoine le reçut avec méfiance et l’interrogea :

- Qui est ton chef et où habite-t-il ?

- Es-tu marié et où est ta femme ?

- Célèbres-tu la messe ?

- Honores-tu la Vierge ?

Toutes les réponses étaient satisfaisantes, mais Antoine ne s’était pas rendu. Il sortit de sa poche son chapelet et demanda :

- « Connais-tu le rosaire ? Le récites-tu ? »

A ces paroles, le père Bouche lui montra son propre chapelet, fit le signe de croix et commença à prier en portugais. Alors Antoine, rendu à l’évidence, pleura de joie, se jeta aux pieds du prêtre et lui demanda sa bénédiction.

Le congrès marial de 1954

En1954, Lagos a été choisi comme siège du congrès marial national. Un congrès qui a rassemblé plus de 100 000 fidèles dans la joie, 150 000 pour la cérémonie de clôture.


Attilio GALLI, Madre della Chiesa dei Cinque continenti, Ed. Segno, Udine, 1997, p. 773-785