Syrie

La Syrie est un des pays où vécurent les pères de l’Eglise, c’est le pays notamment de saint Jean Damascène. L’archéologie révèle que la piété mariale dans ce pays remonte à l’époque patristique. Mais la Syrie est devenue un pays musulman, avec seulement une minorité de 500.000 chrétiens de rite greco-orthodoxe, maronite ou catholique romain. La Syrie contient cependant un sanctuaire chrétien très important, celui de Saydnaya.

Actuellement, le sanctuaire principal est celui de Saydnaya (25 km de Damas). L’Eglise et le monastère datent de 547 et contiennent de précieux manuscrits et icônes. Il est très fréquenté actuellement, beaucoup de miracles y ont lieu. Parmi les sanctuaires du Moyen Orient, en terme de fréquentation, il vient juste après Jérusalem (et environs).

Il faut aussi évoquer Soufanieh où Myrna a reçu des effusions d’huile d’olive puis des stigmates, et un message du ciel pour l’unité des chrétiens et le dialogue inter-religieux. L’enquête suit son cours.

Ce que révèle l’archéologie (1)

L’archéologue trouvera en Syrie une multitude d’édifices chrétiens, d’inscription et de mosaïques qui rappellent la Vierge Marie.

  • Hauràn : une région au Nord de Damas : des ruines et des inscriptions qui datent de 324.
  • Chaqqa : des inscriptions sur une tour invoquent la Vierge Marie.
  • Erza : sur un mur de l’Eglise saint Elie, on lit : « Marie, Marthe, Anastasie ».
  • A Kefr Giushed, dans les ruines de la chapelle, il est écrit “ Marie, aide-nous !”
  • A Mektebeh, sur une pierre d’angle, il est écrit : « Marie, aide Diomède »
  • A Hass, dans les ruines d’une église, une inscription datant de l’an 378 dit : « Un seul Dieu, Christ, né de Marie ». A Homs, un vase du V° siècle porte l’image du Christ, de saints et de la Vierge Marie entourée de deux archanges.
  • Dans un souterrain près de Khâlid al Hakîm, l’inscription « Marie, protège Leonzio et Sergio, prêtres ».
  • El Hazimé (près de Hama) : un sanctuaire dédié à la Vierge remonte à l’année 390-391 comme l’indique une inscription sur le linteau.
  • Tortosa : Notre-Dame de Tortosa fut construite, d’après la tradition, sur une chapelle édifiée par saint Pierre avec une icône de saint Luc. Beaucoup de guérisons et de miracles en ce lieu sont racontés par la tradition. Mais ce sanctuaire fut ensuite saccagé et abandonné, réduite à l’état d’étable. En 1914 les Turcs en firent une caserne. Actuellement, c’est un musée national. L’icône miraculeuse a été ramenée par les croisés à Chypre, dans l’abbaye appelée Notre Dame de Tortosa. Damas : l’église Marie remontait à l’époque byzantine et fut détruite en l’an 1260.

(1) Attilio GALLI, Madre della Chiesa dei Cinque continenti, Ed. Segno, Udine, 1997, p. 533-544

 

Les pères de l’Eglise et la Syrie

On ne peut pas parler de Damas sans évoquer saint Sophrone et saint André de Crète qui y sont nés, ainsi que saint Jean Damascène qui y fut évêque. Tous ont admirablement chanté Marie.

Saint Sophrone, patriarche de Jérusalem en 634-638 est né à Damas vers 560 et parla admirablement de Marie.

Saint André de Crète est né aussi à Damas vers 650.

Saint Jean Damascène est né à Damas vers 675, et il fut un éloquent défenseur des images, à cause du mystère de l’Incarnation, il fut aussi un grand théologien de l’Assomption de Marie. Découvrir sa méditation vaut la visite d’une cathédrale…

Saint Ephrem dit « le syrien » est originaire de Nisibe (aujourd’hui Nusaybin, au sud de l’actuelle Turquie), et il s’est ensuite établi à Edesse toujours en Turquie, près de l’actuelle frontière syrienne. Il a écrit des chants magnifiques à la Vierge Marie. Nous évoquons sa figure dans la rubrique « Turquie » de la partie « Marie remplit le monde », et dans la partie « Grands témoins marials ».

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