Istanbul : Chalcoprateia et la ceinture de Marie

Istanbul : Chalcoprateia et la ceinture de Marie

On vénèrait ici une icône et une relique de la ceinture de Marie.

L'icône, attribuée à saint Luc, sous le nom de Aghia Soros : ce qui signifie « urne », parce que dans cette ville était conservée la relique de la ceinture de Marie.

L’icône représente Marie seule, orientée vers sa droite, et les bras levés dans l’attitude de supplication. Elle a de nombreuses reproductions en Europe, et elle est aussi appelée « Marie avocate ».

Malheureusement, en l'an 1453, quand les Turcs sont arrivés, ont été perdues, et l’icône et la relique.

Mais le souvenir en a été conservé, aussi bien dans l’art que dans la liturgie.

Le tropaire du 31 août, à la fête de la translation de la ceinture dans se sanctuaire, garde ce souvenir :

« Mère de Dieu toujours vierge, refuge des hommes, tu as donné comme cadeaux précieux à ta ville, le manteau et la ceinture de ton corps immaculé, demeuré sans corruption, et qui a enfanté sans semence : en toi, de fait, la nature et le temps se renouvellent.

C’est pourquoi nous te supplions, donne la paix au monde et, à nos âmes, la grande miséricorde.

O ceinture vénérable, qu’elle entoure et prenne soin de ta ville et qu’elle la préserve des pièges de l’assaut barbare !

O ceinture précieuse, tu as enveloppé le Verbe de Dieu dans le sein, et tu es enrichie du don des guérisons, que tu nous donnes à ton tour !

O ceinture splendide, tu t’es approchée vénérablement du corps très digne de la Mère de Dieu incorruptible et tu t’es revêtue de cette incorruptibilité, en demeurant intacte et indemne, comme une parole de vérité qui arrive en quelque sorte jusqu’à nous. »


Attilio GALLI, Madre della Chiesa dei Cinque continenti, Ed. Segno, Udine, 1997, p. 561-564