Avila et la réforme du Carmel

Avila et la réforme du Carmel

L'ordre du Carmel est né en Terre , sur le mont Carmel, avec des ermites qui s'organisèrent progressivement et écrivirent une règle, en l'an 1212.

Cet ordre se répand alors partout.

La règle primitive du carmel fut écrite par saint Albert, patriarche de Jérusalem, révisée en Europe et approuvée par le pape Innocent IV en l'an 1248.

Cette règle fut ensuite considérablement adoucie en l'an 1432 par le pape Eugène IV.

C'est cette règle "mitigée" que trouve Thérèse au couvent de l'Incarnation d'Avila quand elle y entre, en l'an 1535 : ce monastère n'était pas cloîtré.

La réforme : les carmélites déchaussées.

Fortifiée par une vie d'oraison intense, Thérèse désire plus d'austérité et le retour à la règle primitive.

Pour cela, en l'an 1562, Thérèse fonde, toujours à Avila, le petit couvent des carmélites déchaussées, sous la protection de saint Joseph.

Puis, non sans d'immenses épreuves, Thérèse part à travers l'Espagne pour la fondation d'autres carmels réformés.

Thérèse d’Avila a reçu de nombreuses grâces de saint Joseph et elle plaçait les fondations sous le regard de Notre Dame. Elle a fondé de nombreux monastères en recherchant une vie d’intense recueillement qui l’a conduite au souci des toutes les Eglises.

En communion spirituelle avec Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix s’est engagé dans la fondation des carmels déchaussés. Il demande de mettre dans chaque instant un infini d’amour.

La réforme consiste en un retour à la règle primitive. Les monastères deviennent cloîtrés et ont un esprit de silence et de prière renouvelé.

Le rite devient latin (pourtant saint Jean de la Croix aurait préféré que l'on garde le rite de Jérusalem).

Fête mariale : Notre Dame du mont Carmel.


Françoise Breynaert