N.-D. de Lourdes et N.-D. du mont Carmel

N.-D. de Lourdes et N.-D. du mont Carmel

La fête de Notre Dame du Mont Carmel, le 16 juillet 1858, évoque la protection et l'encouragement de la Vierge pour cet ordre religieux à un moment délicat de son histoire (le passage de la vie érémitique en Terre à la vie urbaine en Europe).

En clôturant ses visites à Lourdes le 16 juillet, Marie indique une spiritualité dont tous peuvent s'inspirer.

Bernadette disait : "Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant." Comme chacun de nous, elle peut faire sienne la devise de la grande réformatrice du Carmel, Thérèse d'Avila : « Il n'est pas nécessaire de penser beaucoup mais d'aimer beaucoup ».

Thérèse de Lisieux disait que Dieu ne regarde pas la grandeur ou la difficulté de notre action, mais l'amour que nous y mettons. Les brancardiers de Lourdes découvrent cela : des gestes simples, avec beaucoup d'amour... Bernadette a aussi vécu cela, elle ne savait faire des choses très ordinaires. Notre Dame du Carmel est proche des réalités les plus communes, elle fait véritablement signe à chacun de nous.

Chacun peut aussi partager avec Bernadette l'expérience de saint Jean de la Croix qui disait que ce dont nous avons le plus besoin de faire des progrès, c'est de faire silence devant Dieu, un silence d'amour. Avant les apparitions, Bernadette a vécu de longues heures de silence quand elle gardait les moutons à Bartrès, de retour à Lourdes, plusieurs apparitions furent silencieuses, et la dernière apparition à Lourdes, le 16 juillet 1858, est un appel à vivre ce silence d'amour qui rend la Vierge Marie tellement belle... enfin, à Nevers, le silence tenait aussi une place importante et Bernadette, devenue sœur Marie-Bernard, s'est attachée à Jésus, qu'elle a aimé jusqu'à l'extrême... "Celui-ci me suffit..."

Bernadette a eu bien des épreuves avant les apparitions (l'asthme, le déménagement au cachot, le mépris des gens) pendant les apparitions (les menaces de prison, la colère du curé, la foule qui la prend pour une folle quand elle se barbouille avec une eau boueuse), et après les apparitions (Sa maîtresse à Nevers avait des mots si durs que les autres novices se disaient heureuse de ne pas être Bernadette ! Bernadette avait des douleurs physiques aigues ou chroniques, etc.). Bernadette traversait tout cela en priant, et, comme Marie Madeleine de Pazzi, elle aurait pu écrire : « Les épreuves ne sont rien d'autres que la force qui purifie l'âme de ses imperfections. ». Purifiée, l'âme peut contempler Dieu. Quand Bernadette dit " jamais je ne l'ai vue aussi belle !", ce n'est pas que la Vierge Marie s'embellisse, mais c'est Bernadette qui a progressé : les yeux de son âme voient mieux.

De son temps, on ne pensait pas que Bernadette soit une grande spirituelle, pourtant, elle mettait en pratique, sans le savoir, l'enseignement de Thérèse d'Avila : l'amour de Dieu ne consiste pas à ressentir des douceurs mais à le servir fidèlement, comme aussi Mariam la petite arabe, qui disait qu'il est doux de penser à Jésus, plus doux encore de faire sa volonté...


Sources :

Eclairages carmélitains sur la vie spirituelle

Sur les pas de Bernadette (vie de Bernadette)

Vous trouverez dans ce site encore bien des choses au sujet du Carmel, et le fait que les apparitions de Lourdes se soient achevées le jour de la fête de notre Dame du Mont Carmel vous encourage à les découvrir...

Synthèse : Françoise Breynaert


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