Orcival (63) : Notre-Dame d'Orcival

Un lieu de pèlerinage très ancien

Orcival serait un pèlerinage très ancien (VI° siècle).

La présence de reliques de la Vierge à Orcival, arrivées de Pont-l'Abbé dès la fin du IXe siècle très probablement, a conduit à l'émergence d'un pèlerinage, dont l'importance grandissante au XIIIe siècle a contribué à la fondation d'un chapitre. L'architecture elle-même témoigne de cela : le plan choisi, avec crypte, déambulatoire et chapelles rayonnantes, est en effet adapté à une église de pèlerinage.

Notre Dame et les prisonniers : "Notre Dame des fers"

Notre Dame d'Orcival était aussi parfois appelée Notre Dame des Fers pour son intercession en faveur des détenus : des menottes et des chaînes à boulets sont suspendues comme ex-voto au-dessus de la porte d'entrée, déposées par des prisonniers délivrés après avoir prié Notre Dame d'Orcival. Une maquette de mirador conservée dans l'église indique que la Vierge d'Orcival a encore été invoquée par des déportés au cours de la seconde guerre mondiale.

Art

La basilique est un joyau du style roman auvergnat, dites de style majeur (art-roman.net/orcival/orcival10.jpg>voir l'abside - cliquez).

La Vierge en majesté, "Sedes sapientiae", est splendide.

«Sedes Sapientiae» est une expression latine qui signifie : le trône de la Sagesse. La Vierge est assise sur un trône et sert elle-même de trône à son Fils, lui qui est la Sagesse du Père.

Accueillante statue au calme maternel, on y lit le trait plein et si grave, si tendre, des femmes fleurissant sur ces terres, image de l'amour d'où jaillit toute vie.

Voir la statue (cliquez).

Fêtes :

L'Ascension : dès le mercredi soir les foules arrivent pour la veillée et la messe de minuit. Les foules sont là le matin de l'Ascension pour une grande procession et l'après midi pour des prières.

15 août : l'Assomption (découvrir le sens de l'Assomption, cliquez).

8 septembre ou le dimanche qui le suit (découvrir la liturgie du 8 septembre, cliquez).


Sources : L'Europe spirituelle, édition les clés de l'Europe, Marseille 1993, p. 223-224 ; complété par : Orcival