Verdun (55) : la cathédrale Notre-Dame

L'historien T. KOEHLER nous signale avec beaucoup de profondeur spirituelle le rapport entre l’aventure des cathédrales et Marie :

« Les cathédrales sont la manifestation d'un programme d'éducation religieuse qui guidait l'Église dans son pèlerinage terrestre, à travers les annonces catéchétiques sur les portails, l'histoire du salut peinte sur les vitraux, sur les chapiteaux et sur les parois des nefs; un pèlerinage qui finit à l'autel, au sanctuaire du sacrifice du Christ, dans la communion avec le Dieu de la résurrection. Ce programme portait un nom : Notre Dame, modèle de l'Église. Marie est la médiatrice, la reine, la mère; on peut dire la même chose de l'Église. » [1]

Il n’y a avait pas de chapelle dédiée à la Vierge Marie, la cathédrale elle-même était la Vierge Marie.

« A partir de leurs portails majestueux, les grandes cathédrales dédiées à la Bienheureuse Vierge proposent une catéchèse mariale de nature christocentrique: les fidèles passaient d'un monde extérieur à l'intimité de l'Église, de Notre Dame Marie, pour être formés, éduqués, conduits vers l'autel, à l'eucharistie, à l'union avec Dieu. » [2]

Le centre de tout, c’est Jésus, mais dans ce lieu spirituel qu’est Marie.

Un exemple splendide est celui de la Cathédrale de Verdun. Premier établissement religieux dédié à la Vierge Marie, la cathédrale de Verdun est une des plus anciennes d'Europe. Marquée par la guerre et les troubles dus à la situation géographique de l'Evêché de Verdun, la cathédrale de Verdun est le symbole d'une cité qui ne cesse de se relever de ses ruines. De ce fait, elle rassemble tous les styles architecturaux, du style roman rhénan au baroque : piliers du Xème s., crypte du XIIeme s., chapelles du XIVe - XVIe s., cloitre du XVIe s., décor baroque du XVIIIe s. 

Un incendie frappe la toiture de la cathédrale le 2 avril 1755, nécessitant une restauration de l'édifice. Le baldaquin à la croisée du transept et du chœur Est fut installé à cette occasion. La cathédrale porte dans ses pierres les traces des bombardements de la Première Guerre Mondiale. Ne manquez pas la visite de la crypte, véritable bijou roman et hommage aux soldats de 1916 (piliers ouest de la crypte).

 


[1] T. KOEHLER, « Storia della mariologia », 5 volumes, centro Mariano Chaminade, Vercelli, 1971-1976, pp. 1394-1395.

[2] T. KOEHLER, Maria è il suo nome, Città Nuova, Roma, 1985, p. 91

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