Batalha : Notre Dame de la Victoire

Notre Dame de la Victoire, à Batalha

Le sanctuaire de Notre Dame de Bathala, que l'on découvre souvent quelques kilomètres avant d'arriver à Fatima, est certainement le plus beau monument religieux de tout le Portugal.

Ce sanctuaire appartient au patrimoine de l'UNESCO qui le présente en ces termes :

"Édifié pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d'Aljubarrota en 1385, le monastère des dominicains de Batalha fut pendant deux siècles le grand chantier de la monarchie portugaise où se développa un style gothique national original, profondément influencé par l'art manuélin, comme le montre le cloître royal, véritable chef-d'œuvre"[1].

Entrons dans la démarche de foi des hommes qui sont à l'origine de ce sanctuaire qui est comme un immense "ex voto", un remerciement à la Vierge Marie.

Jean Ier de Castille, époux de Béatrix de Portugal, tentait de conquérir le royaume de sa femme. Il est vaincu à la bataille d'Aljubarrota, entre Leiria et Alcobaça, par Jean Ier de Portugal aidé par des archers Anglais[2] .

Or le roi du Portugal, Jean 1er, avait imploré la Vierge Marie, avec tout son peuple et lui promit d'élever une église en son honneur si son pays sortait vainqueur de la bataille...

Il tint promesse à la Vierge Marie, et, dès cette même année 1385, il fit commencer la construction d'une église somptueuse et d'un monastère (dominicain), non loin d'Aljubarrota, au lieu-dit "Batalha" (c'est-à-dire la "bataille").

Ce sanctuaire est donc dédié à "Notre Dame de la Victoire".

Très travaillé, car le roi voulait rendre la plus grande gloire à Marie Protectrice du Portugal, le sanctuaire ne fut terminé qu'en 1433.

Comme le dit l'écrivain Jean Ladame [3], ce magnifique édifice religieux est en soi un véritable ex-voto national de la part d'un pays qui n'a jamais cessé, dans toute sa longue histoire, d'aimer et d'honorer avec une immense ferveur la Vierge Marie.


[1] http://whc.unesco.org/fr/list/264/

[2] Heinrich Schäfer, Histoire de Portugal, Paris, Adolphe Delahays, 1858

[3] Cf. Jean LADAME, Notre-Dame de toute l'Europe, Résiac, Montsûrs 1984

Françoise Breynaert

Le voeu national à Marie

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