Slovaquie

L'histoire de la Slovaquie est commune avec l'histoire de la Tchéquie jusqu'au 1er janvier 1993, où, quelques temps après la révolution de velours, la Tchécoslovaquie se sépara en deux : la Tchéquie (capitale Prague) et la Slovaquie (capitale Bratislava).

La majorité des Slovaques s'identifie comme catholiques ou d'origine catholique (68,9 %), on compte également 6,93 % de luthériens, 4,1 % de gréco-catholiques, 2 % de calvinistes et 0,9 % d'orthodoxes et 13,0 % se sont déclarés sans confession.

Au XX° siècle

Après la prise de pouvoir des communistes en Tchécoslovaquie en février 1948, Bratislava fait partie du bloc de l'Est.

Déporté puis clandestin, un jeune jésuite est ordonné prêtre (1950) puis évêque (1951), c'est Mgr Hnilica. Plus tard, il ne peut même plus rentrer dans son pays, mais gardera toujours contact avec ses confrères qui souffrent persécution. En 1968, après l'échec du Printemps de Prague qui tentait de libéraliser le régime, Bratislava fut occupée par les troupes du Pacte de Varsovie.

Le 24 mars 1984, Mgr Hnilica réussit à se rendre présent au Kremlin pour la consécration au Cœur immaculé de Marie, en union avec le pape Jean-Paul II et tous les évêques du monde.

En 1988, les opposants au régime anticipent la chute du communisme en organisant une manifestation aux bougies à Bratislava (Slovaquie).

Les Tchèques et les Slovaques prennent conscience de leur force quand un simple garde-barrière, d'une voie de chemin de fer, Augustin Navratil, père de huit enfants, fait circuler une pétition pour la liberté religieuse qui recueille 200 000 signatures au cours des années 1988 et 1989. Or, le simple fait de signer un tel document pouvait générer de sérieux ennuis (perte de son travail, persécutions policières, exclusion de l'université...).

À l'occasion de la commémoration de l'évangélisation de la Bohème par saints Cyrille et Méthode, les fidèles présents qui scandèrent spontanément : « un évêque pour chaque diocèse, un curé pour chaque paroisse ! ». La population entendait ainsi protester contre la persécution très dure que subissait l'Église catholique en Tchécoslovaquie ; les gens montraient pour la première fois depuis 1968 qu'ils n'avaient plus peur.

Le 16 novembre 1989 il y eut une manifestation pacifique d'étudiants à Bratislava (Slovaquie). Le lendemain, une autre manifestation pacifique à Prague (Tchéquie) fut réprimée par la police, entraînant à son tour une série de manifestations populaires du 19 au 27 novembre. Au cours de la Révolution de velours, c'est à peine si une goutte de sang a coulé. Et Tchéquie et Slovaquie sont devenues deux démocraties.

Quelques sanctuaires :

A Košice, la cathédrale -Élisabeth, dédiée à Élisabeth de Hongrie, est la cathédrale gothique de style occidental la plus à l'est d'Europe.

Trnava est une ville qui, en raison de ses nombreuses églises, elle est parfois surnommée « la Rome de Slovaquie ».

Une curiosité touristique rare et intéressante de la Slovaquie orientale (près de Košice) est le grand nombre d'églises rurales en bois.

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Source : Article "Mgr Hnilica" sur ce site.

 

Synthèse F. Breynaert