Les Béatitudes, Marie, Joseph

Les Béatitudes, Marie, Joseph

Les Béatitudes nous parlent de Dieu, de Jésus, de Marie, et du bonheur…

Les béatitudes : Jésus et la visite de Dieu

« Heureux les pauvres ! » (Lc 6,20)

« Heureux ceux qui ont une âme de pauvre ! » (Mt 5,3).

Les « pauvres » sont au sens premier les privés de droit, les courbés, les humiliés : physiquement, l’enfant le vieillard ; socialement, l’orphelin, la veuve, l’émigré, le lévite…

Leur cas n’est pas prévu par la loi ordinaire : la seule personne qui puisse leur rendre justice est le Roi. Un roi selon le cœur de Dieu est celui qui « rend justice à l’orphelin, qui fait droit à l’indigent » (Ps 72,4.12-14 ; Ps 83,3-4 ; etc.)

Après l’exil, quand il n’y a plus d’autre roi que Dieu lui-même, le Psaume 146,7-9 dit que désormais c’est Dieu qui s’occupe de la veuve et de l’orphelin.

Les Béatitudes nous parlent d'abord de Dieu qui est comme un roi qui prend soin des pauvres de son peuple, des affligés, des affamés de justice.

Qui donc est Jésus par qui cela se réalise ?

Les Béatitudes sont donc un jalon important de la découverte de la divinité de Jésus, et donc de la découverte de Marie, mère de Dieu.

Les Béatitudes sont le signe du chrétien

Heureux les pauvres ! Jésus vit lui-même la joie d'être habité par Dieu, la joie d'être suscité par le Père, joie dont il rayonne, et il est capable de la susciter chez les autres ; joie qui est entrain de naître chez ses disciples qui se laissent recréer par le regard de Jésus. Heureux ceux qui se laissent purifier par le regard de Jésus, ils verront Dieu.

A titre de clin d’œil, nous signalons l’existence d’un petit sanctuaire marial qui s’appelle « Notre Dame du bonheur »… Petit clin d'oeil qui nous invite à vivre les Béatitudes avec Marie !

Marie

A l'occasion très solennelle de la promulgation du titre "Marie mère de l'Eglise", Paul VI fait le lien entre les Béatitudes et la Vierge Marie, mère du Christ et mère de l'Eglise :

« Dans cette vie mortelle, elle incarne la forme parfaite d'un disciple du Christ, miroir de toutes les vertus, et dans son attitude se reflète pleinement les béatitudes évangéliques qui ont été proclamées par Jésus-Christ. »[1]


[1] Extrait du discours de Paul VI, du 21 Novembre 1964 (Conclusion de la III° Session du Concile Vatican II et promulgation de la Constitution Lumen Gentium), § 35


Synthèse F. Breynaert