La béatitude des persécutés et Marie

Marie et la béatitude des persécutés

"Bienheureux les persécutés à cause de la justice !"

(Mt 5, 10)

Il est surprenant de remarquer comment la transmission des paroles du Seigneur prend une forme presque semblable dans la première lettre de Pierre : "Bienheureux êtes-vous si vous devez souffrir quelque chose pour la justice." (1P 3,14). Supporter la souffrance pour avoir fait le bien est une grâce (1P 2,20).

La Vierge a vécu la persécution.

Une certaine méfiance aura commencé dans la parenté de Joseph avec la grossesse de Marie ; elle continue à Bethléem où cette parenté semble absente, puis la privation dans un abri adapté plutôt aux bergers et aux animaux, les difficultés de la fuite et de la vie en exil.

La douleur la plus grande advient du fait que Jésus est un signe de contradiction constante, expulsé de Nazareth, aux prises avec des jugements peu charitables (Mt 11,19), souffrance de l’hostilité des chefs religieux, et finalement de la condamnation injuste et de la mort infamante.

La solitude dans laquelle Marie avait été laissée par sa parenté après la mort de son fils transparaît dans le fait que Jésus l’ait confié au disciple bien-aimé.

La piété chrétienne.

Comme la Vierge Mère qui console ses fils (Is 66, 13) et qui est encore préoccupée pour le salut de tous, celui qui vit dans l’esprit des béatitudes se fait solidaire avec celui qui paye personnellement de sa personne pour la justice.

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Vita Tedeschi

Extrait de La “pietas” per il Regno di Dio all’origine delle persecuzioni, p. 9-11
nella rivista Santa Maria Regina Martyrum, 2003 /3