Marie et les sept dons de l'Esprit Saint (Roschini)

Le don de conseil

Brève définition

Le don de conseil perfectionne la vertu de prudence, en nous faisant juger rapidement et sûrement par une sorte d’intuition surnaturelle ce qui convient de faire, spécialement dans les cas difficiles.

Marie

Ce don fut admirable en Marie, qui est appelée par l’Église "Mère du bon conseil". En effet, l’âme de Marie fut toujours orientée vers Dieu dont elle percevait avec facilité toutes les inspirations, de sorte qu’à elle plus qu’à tout autre saint, peuvent s’appliquer ces mots: "Ton gardien sera le bon conseil, et la prudence te sauvera" (Prov 2, l l).

Cette rapidité de Marie à s’adresser à Dieu et à recevoir les éclairages divins, dans toutes les circonstances de sa vie, maintenait dans son âme une parfaite paix.

Le don de piété

Brève définition

Le don de piété perfectionne la vertu de religion qui est jointe à la justice, en produisant dans le cœur une affection filiale envers Dieu et un tendre respect envers les personnes et envers les choses divines, pour accomplir avec sollicitude les devoirs religieux.

Marie

Si nous pouvions pénétrer dans l’intérieur de l’âme de Marie, nous serions étonnés à la vue de ses sentiments d’affection filiale envers Dieu, inspirés en elle par le don de piété, dans tous les instants de sa vie très .

Le don de force

Brève définition

Le don de force perfectionne la vertu de force, en donnant à la volonté une poussée et une énergie qui la rend capable d’opérer ou de souffrir de grandes choses, joyeusement et intrépidement, en dépassant tous les obstacles.

Marie

Si on considère, d’un côté, la grandeur de l’œuvre à accomplir ici, Marie avait été prédestinée par Dieu, et, de l’autre, les difficultés innombrables qu’elle a du affronter, venant non pas de la chair, parce qu’elle était immaculée, mais venant du démon et du monde, il aurait eu, pour Marie, de quoi se démoraliser. Or, au contraire, Marie, en s’appuyant sur Dieu, dépassa chaque difficulté, surmonta tous les dangers, et accomplit l’entreprise ardue de coopérer avec le Christ au rachat du genre humain. Cette grâce l’a rendu immobile comme un rocher, et a fait que Marie se repose en Dieu comme un enfant entre les bras de sa mère.

Le don de crainte

Brève définition

Le don de crainte perfectionne en même temps la vertu d’espérance et la vertu de tempérance: la vertu d’espérance, en nous faisant craindre de déplaire à Dieu et d’être séparé de Lui; la vertu de tempérance, en nous détachant des faux plaisirs qui pourraient nous faire perdre Dieu. C’est donc un don qui incline la volonté vers le respect filial de Dieu, nous éloigne du péché parce qu’il lui déplaît, et nous fait espérer en son aide.

Marie

Alors, la crainte de Marie fut grande, mais ne fut pas servile. Pleine de grâce et toute pure, toute , Elle ne pouvait pas craindre une punition, comme elle ne pouvait pas craindre de perdre Dieu avec le péché. La crainte de Marie était une crainte révérencielle, venant d’un sentiment très vif de la majesté infinie de Dieu et de sa puissance infinie.

Le don de science

Brève définition

Le don de science nous fait juger correctement des choses créées dans leurs relations avec Dieu; le don d’intelligence nous manifeste l’harmonie intime des vérités révélées ; le don de sagesse nous les fait juger, apprécier, goûter. Tous les trois ont ceci en commun qu’ils nous donnent une connaissance expérimentale, ou presque expérimentale, parce qu’ils font connaître les choses divines non pas par le raisonnement mais au moyen d’une lumière supérieure qui nous les fait saisir comme si nous en eussions l’expérience.

L’objet du don de science, ce sont les choses créées en tant qu’elles nous mènent à Dieu, de qui elles proviennent et par qui elles sont conservées. Elles sont comme une marche pour monter à Lui.

Marie

A la mère de son divin Fils, Dieu non seulement a accordé une vaste connaissance des choses surnaturelles et naturelles, mais il a infusé cet instinct divin qui la rendait capable de juger avec sûreté la valeur des choses divines et comment toute la connaissance humaine indique la source de toute vérité, qui est Dieu. En sont la preuve les profondes paroles que Marie prononça quand Elisabeth la salua comme Mère du Verbe.

Le don d’intelligence

Brève définition

Le don d’intelligence nous fait comprendre que, malgré leurs obscurités, les mystères peuvent être crus, qu’ils s’harmonisent bien entre eux et avec ce qu’il y a de plus noble dans la raison humaine.

Marie

Comme l’Esprit Saint s’est complu de choisir Marie pour épouse, il voulut l’orner aussi du don précieux de l’intelligence, afin qu’au-delà du rayon de la foi qui l’éclairait sur les mystères, elle reçût d’autres lumières vives qui lui donnèrent l’intelligence profonde des desseins divins et des mystères divins, spécialement du mystère ineffable qui devait s’accomplir en elle, comme cela apparaît dans la réponse qu’elle donna à la salutation d’Elisabeth. Personne n’a eu d’une manière aussi fine qu’elle "le sens du Christ."

Le don de sagesse

Brève définition

Le plus parfait des dons de l’Esprit Saint est le don de sagesse. Il perfectionne la vertu de charité et réside en même temps dans l’intelligence et dans la volonté, parce qu’il répand dans l’âme lumière et chaleur, vérité et amour. Il résume tous les autres dons, comme la charité résume en soi toutes les autres vertus.

Marie

Comme Marie a reçu une participation large de la vertu de la charité divine, elle posséda plus que n’importe quelle autre créature, avec une perfection incomparable, le don de sagesse. Par ce don, elle sut discerner, presque par instinct, les choses divines des choses humaines. Cette sagesse céleste remplit son âme d’une douceur infinie, car, "il n’y a rien d’amer en parlant avec la sagesse, et cohabiter avec elle ne produit pas l’ennui mais la consolation et la félicité".

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Extraits de Gabriele M. ROSCHINI, OSM, Dizionario di mariologia, editrice studium – Roma 1961, p. 138-139

 

 

 

 

 

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