Écriture sainte

Marie dans l'Écriture sainte

 

En quantité absolue, Marie n’occupe pas une grande place dans la Bible :

  • Elle est évidemment très présente dans les récits de la naissance et de l’enfance de Jésus (Mt 1-2 et Lc 1-2) ;
  • Elle est là au début du ministère public de Jésus, à Cana (Jn 2) – et c’est la dernière fois que nous sont rapportées ses paroles ;
  • « La mère de Jésus » est brièvement évoquée à quelques occasions pendant la vie publique de Jésus (Mt 12//Mc 3//Lc 8 ; Mt 13,55 ; Lc 11,27 ; Jn 6,42)
  • Elle est présente encore, silencieuse, au pied de la croix (Jn 19) ;
  • Elle est nommée une dernière fois au début des Actes des apôtres, priant avec les disciples entre l’Ascension et la Pentecôte (Ac 1) ;
  • Enfin, l’apôtre Jean dans l’Apocalypse a une grande apparition silencieuse de la Mère du Messie (Ap 12).

Son nom de « Marie » n’apparaît au total que 19 fois dans la Bible, largement moins que les noms d’Abraham (plus de 200 fois), Jacob (plus de 400 fois), Moïse (plus de 800 fois) ou David (plus de 900 fois), moins encore que les noms des grandes figures féminines comme Sara (34 fois), Rebecca (30 fois), Esther (46 fois) ou Judith (43 fois).

En s'en tenant à la seule quantité, on peut donc vouloir minimiser la place de la Sainte Vierge. Mais n’y a-t-il que cela qui compte ?

En fait, à mieux y regarder, on découvre que chacun de ces textes, chacune de ces allusions à la Vierge Marie, est d’une prodigieuse richesse de sens.

 

  • En deux mots, l'Ecriture nous fait comprendre que Jésus a passé 30 ans avec Marie, sans compter la grossesse et les années de vie publique (Lc 2,51).
  • En deux phrases, l'Apocalypse nous dit qu'elle est l'Arche véritable, qui était au coeur de tout l'Ancien Testament (Ap 11,19).
  • Marie "bénie entre toutes les femmes" (Lc 1,42), "comblée de grâce" (Lc 1,28) sur qui l'Esprit Saint repose (Lc 1,35) doit elle-même avouer que "toutes les générations la diront bienheureuse" (Lc 1,48).
  • Et tout l'Ancien Testament annonce le Christ d'une manière voilée et prophétique, mais il dessine aussi le Visage de Marie (Arche d'Alliance, Arche de Noé, Buisson Ardent, Tabernacle du Très Haut, Temple de Dieu, Fille de Sion, Vierge d'Isaïe, Bien aimée du Cantique, Paradis de Dieu, etc.) d'une manière cachée.

 

L'Esprit Saint Lui-même n'est pas non plus beaucoup évoqué dans l'Ecriture mais les quelques passages qui parlent de Lui (par ex. Mt 28,20) doivent nous conduire à comprendre qu'il est l'égal du Père et du Fils et qu'Il est Dieu en personne. Il faut donc aller plus loin que les apparences.

Il est important de chercher à comprendre et à approfondir, avec l'Eglise (Ac 8,31), toute la portée de la Parole de Dieu. Jésus a dit par exemple qu'on doit juger l'arbre à son fruit et que la bonté du fruit est une mesure de la bonté de l'arbre (Mt 7,20; 12,33; Lc 6,43). Or il ne peut pas y avoir de plus beau fruit que Jésus Lui-même. Et comme Jésus est le fruit béni (Lc 1,42) du sein de cet arbre extraordinaire qu'est Marie, c'est donc seulement en le regardant Lui-même que l'on pourra avoir une idée de la grandeur et de la bonté de la Mère de Dieu ... Revenons à l'Ecriture, car comme le résumait Hugues de Saint Victor, que reprend Saint Alphonse de Liguori :

 

 

« Tel l'Agneau, telle la Mère, car on connaît l'arbre à son fruit. »

 

 

 

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