Deuxième jour de la neuvaine à Notre Dame du Mont-Carmel
08 juillet 2021

Jour 2 : « Mon tout après Jésus » : Thérèse des Andes et la Vierge Marie



Sainte Thérèse des Andes (1900-1920)

En février 1917, Juanita (elle entrera au carmel en 1919 et recevra le nom de Teresa de Jesus) se rend avec sa mère en pèlerinage au sanctuaire de la grotte de Lourdes à Santiago du Chili. À son retour, elle écrit dans son Journal la méditation suivante sous forme de prière à la Vierge Marie.

« Tu es, Mère, la céleste Madone qui nous guide. Tu laisses tomber de tes mains maternelles des rayons de Ciel. Je ne croyais pas que le bonheur existait sur la Terre, mais hier mon cœur assoiffé l'a trouvé. Mon âme, en extase à tes pieds, ô Vierge, écoutait tes paroles. Tu étais celle qui parlait et ton langage de Mère était si tendre… C'était céleste, presque divin.

En te voyant si pure, si tendre, si compatissante, qui ne serait encouragé à te découvrir ses secrets tourments ? Qui ne te prierait d'être une étoile dans cette mer orageuse ? Qui pourrait pleurer entre tes bras sans recevoir immédiatement tes baisers d'amour et de consolation, ô toi l'immaculée? S'il est pécheur, tes caresses l'attendrissent. S'il est ton fidèle dévot, ta seule présence allume en lui la flamme vive de l'amour divin. S'il est pauvre, toi, de ta main puissante, tu le secours et lui montres la patrie véritable. S'il est riche, ton souffle le protège des écueils de sa vie très agitée. S'il est affligé, de ton regard plein de larmes, tu lui montres la croix, et sur elle, ton divin Fils. Qui ne trouve un baume à ses peines en considérant les tourments de Jésus et de Marie? Le malade, enfin, trouve dans son sein maternel l'eau de Salut qu'elle laisse jaillir avec son sourire enchanteur et qui le fait sourire d'amour et de bonheur.

Oui, Marie, tu es la Mère de l'univers entier. Ton Cœur est plein de douceur. A tes pieds se prosternent avec la même confiance le prêtre et la vierge pour trouver, entre tes bras, l'Amour de tes entrailles. Le riche comme le pauvre, pour trouver en ton Cœur, leur Ciel. L'affligé comme le bienheureux, pour trouver sur tes lèvres le sourire céleste. Le malade comme le bien portant, pour trouver les douces caresses de tes mains. Et enfin le pécheur, comme moi, trouve en toi la Mère protectrice qui sous ton pied immaculé a brisé la tête du dragon, tandis qu'en tes yeux il découvre la miséricorde, le pardon et le phare lumineux qui l'empêchera de tomber dans les eaux fangeuses du péché. »


La Vierge Marie et sainte Thérèse des Andes 

L’expérience d’une telle intimité avec Marie lui fera comprendre combien Marie lui enjoint d’inviter les autres à venir avec confiance à la Vierge. Cela est exprimé dans une de ses plus belles lettres (lettre 81 à son frère juste avant son entrée au Carmel) : 

« De plus, ce fut la très Sainte Vierge qui a mis dans mon âme le germe de la vocation. Et tu fus celui qui m'a enseigné à aimer cette tendre Mère que ses enfants n'ont jamais invoquée en vain. Elle m'a aimée et, ne trouvant pas de trésor plus grand à me donner en gage de sa singulière protection, elle m'a donné le fruit béni de ses entrailles, son Divin Fils. Que pouvait-elle me donner de plus ?

Lucho, avant de partir, je te laisse comme sceau de notre fraternité durable, la statue de la Très Sainte Vierge qui a été ma compagne inséparable. Elle a été ma confidente intime depuis les plus tendres années de ma vie. Elle a écouté le récit de mes joies et de mes tristesses. Elle a tant de fois réconforté mon cœur abattu par la douleur. Cher Lucho, je te la donne pour qu'elle me remplace près de toi. Parle-lui comme tu le fais avec moi, de cœur à cœur. Quand tu te sentiras seul, comme si souvent je me suis sentie, regarde-la et tu verras que son sourire te dira : "Ta Mère ne te laisse jamais seul." Quand, triste et désolé, tu ne trouveras personne près de qui t'épancher, cours en sa présence et le regard de ta Mère en pleurs qui te dit : "Il n'y a pas de douleur semblable à ma douleur" te réconfortera en mettant dans ton âme la goutte de consolation qui tombe de son Cœur douloureux.

Moi, dans ma cellule solitaire, je prierai pour toi cette Vierge presque idolâtrée afin qu'elle se montre comme une véritable Mère avec ce frère que j'aime tant. Unies par la pensée, ici sur cette terre, nos âmes sœurs se retrouveront, après cette existence douloureuse, réunies pour toujours dans le Ciel. Alors nous comprendrons le mérite de la séparation de l'exil qui nous aura acquis la communion éternelle là-bas, dans la patrie, où est la vie véritable. »

 

Méditation

Demandons à Marie avec sainte Thérèse de Jésus de los Andes, d’attirer à elle de nombreuses personnes de notre entourage notamment de notre famille.

 

Prière 

Enfin, prions ensemble Marie avec l’antienne mariale consacrée à Notre-Dame du Mont-Carmel. N’hésitons pas avec cette antienne à nous confier à elle ainsi que toute la famille du Carmel :

 

Flos Carmeli,

vitis florigera,

splendor caeli,

virgo puerpera

singularis.

Fleur du Carmel

Vigne florissante

Splendeur du Ciel

Vierge Mère

Sans égale.

Mater mitis

sed viri nescia

Carmelitis

esto propitia

stella maris.

Douce Mère

Mais qui n’a pas connu d’homme

Au Carmel

Sois propice

Étoile de la mer

Radix Iesse

germinans flosculum

nos ad esse

tecum in saeculum

patiaris.

Racine de Jessé

Donnant vie à une petite fleur

Fais que nous soyons

Toujours

Avec toi.

Inter spinas

quae crescis lilium

serva puras

mentes fragilium

tutelaris.

Parmi les épines

Toi le lys qui croît

Garde les cœurs purs

Et les esprits fragiles

Soutiens-les.

Armatura

fortis pugnantium

furunt bella

tende praesidium

scapularis.

Des combattants

Les guerres font rage

Donne-nous le rempart

De ton manteau.

Per incerta

prudens consilium

per adversa

iuge solatium

largiaris.

Parmi les incertitudes

Un prudent conseil,

Parmi les adversités

Un constant secours,

Accorde-nous.

Mater dulcis

Carmeli domina,

plebem tuam

reple laetitia

qua bearis.

Douce Mère,

Reine du Carmel,

Ton peuple,

Remplis-le de la joie

Dont tu jouis.

Paradisi

clavis et ianua,

fac nos duci

quo, Mater, gloria

coronaris. Amen

Clé du Paradis

Et sa Porte,

Fais que nous soyons conduits

Où, toi, notre Mère, de gloire

Tu es couronnée. Amen.

 

Rester informé

Recevoir la newsletter de l'association

Recevoir le magazine Ave Maria