Deuxième jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
23 septembre 2021

Jour 2 : Le sourire de la Sainte Vierge

 

La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

Dans la maison des Buissonnets à Lisieux de 1877 à la grâce du sourire de la Vierge Marie (13 mai 1883)

Après le déménagement à Lisieux dans la maison des Buissonnets, Thérèse raconte comment elle vivait le mois de Marie : « Étant trop petite pour aller au mois de Marie, je restais avec Victoire (la servante de la famille à Lisieux) et faisais avec elle mon petit mois de Marie que j’arrangeais à ma façon. » Après que sa « deuxième maman », sa sœur Pauline, entre au carmel sous le nom de Sœur Agnès de Jésus, Thérèse tombe gravement malade à Pâques 1883. « Cependant, [j'avais] un Soleil auprès d’elle, ce Soleil était la statue miraculeuse de la Sainte Vierge qui avait parlé deux fois à Maman, et souvent, bien souvent, la petite fleur tournait sa corolle vers cet Astre béni... Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre-Dame des Victoires pour qu’elle guérisse sa pauvre petite fille. » Le dimanche de Pentecôte, le 13 mai, Thérèse se sent miraculeusement guérie. « Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le ravissant sourire de la Sainte Vierge. Alors toutes mes peines s’évanouirent…  Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse. » 


Prier Marie avec Thérèse 

Aujourd’hui, nous vous proposons de prier les strophes 3 à 5 du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie

3. Lorsqu'un ange du Ciel t'offre d'être la Mère
Du Dieu qui doit régner toute l'éternité
Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère !
L'ineffable trésor de la virginité.
Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour
Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée
Peut contenir Jésus, l'Océan de l'Amour !... 

4. Oh ! je t'aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Cette vertu cachée te rend toute-puissante
Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité
Alors l'Esprit d'Amour te couvrant de son ombre
Le Fils égal au Père en toi s'est incarné...
De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
Puisqu'on doit l'appeler : Jésus, ton premier-né !...

5. Ô Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
Le trésor de la mère appartient à l'enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu'en mon cœur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !...

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

Thérèse regarde et médite l’Annonciation. Elle est captivée avant tout par un mystère profond ; Jésus vient habiter au cœur de la vie de la Vierge Marie. Marie est un lieu de vie pour Jésus. La virginité de Marie est comprise comme une disponibilité profonde et constante pour accueillir Jésus, l’océan de l’Amour. Cette virginité est une place offerte à l’autre sans limite, un désir éveillé constamment de le recevoir et de vivre avec lui, de vivre de lui, vivre d’amour, vivre de son amour. 

Cet amour est un amour qui se donne partout aussi loin ou bas que ce soit. Il n’y a pas de limite à son expansion. Thérèse nous révèle en contemplant Marie ce qui dépend de nous : le désir de l'accueillir et de faire de cet accueil la réalité la plus centrale et essentielle de notre vie. Beaucoup de choses viennent prendre la place de Jésus dans nos vies ! En cela, nous manquons d’humilité. Ce manque nous pousse à vouloir vivre sans lui.

Jésus s’incarne en Marie par l’action du Saint-Esprit. C’est l’Esprit qui nous donne de devenir le lieu de la croissance de Dieu en nous. Jésus va grandir en Marie pour naître aussi en chacun d’entre nous et ainsi nous transformer de l’intérieur et aussi nos relations avec le Père et avec les autres. Quelle place donnons-nous au Saint-Esprit au cœur de nos vies quotidiennes ? Est-ce que comme Marie nous nous offrons souvent à lui pour qu’il nous transforme et fasse de nous des personnes consciemment habitées par la présence intérieure de Jésus ?

L’Esprit Saint nous éveillera alors à une réalité très importante : un lien profond unit notre relation à Jésus et l’accueil de la Vierge Marie comme notre Mère. Jésus nous donne Marie et Marie nous donne Jésus. Jamais l’un sans l’autre ! Nous ne pouvons naître et croître dans notre relation au Christ sans la présence de notre Mère du Ciel !

« Le trésor de la mère appartient à l’enfant ! » Ce trésor c’est Jésus. Comment vivre cela ? Comme Thérèse, à partir de notre petitesse et de notre faiblesse. Cette réalité n’est surtout pas à fuir. Qui mieux que Marie peut nous aider à arrêter de fuir ce que nous sommes pour au contraire partir de là et recevoir gratuitement le trésor de Marie qui est aussi le nôtre. Une mère donne tout ce qu’elle a, tout ce qu’elle est à ses enfants surtout quand il s’agit de Marie. Or un enfant, c'est quelqu’un qui trouve tout à fait normal de dépendre de sa mère. Voilà peut-être où se situe la clé ! Est-ce qu’au milieu de l’expérience de nos pauvretés, de nos faiblesses, de nos misères, de nos épreuves, nous persévérons à demander à Marie de nous rendre capables de recevoir ce qu’elle ne cesse de vouloir partager avec nous : ses vertus, son amour !  

À la fin de sa vie terrestre, Thérèse a tellement cultivé cette attitude qu’elle ne peut plus s’accueillir elle-même en dehors de Marie et sans la présence eucharistique de Jésus qui la nourrit et la transforme intérieurement : « Aussi lorsqu'en mon cœur descend la blanche Hostie, Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !... » 

 

Prière à Marie proposée par le pape Benoît XVI (homélie du 31 décembre 2006)

À Marie, qui est la Mère de la Miséricorde incarnée, nous confions en particulier les situations dans lesquelles seule la grâce du Seigneur peut apporter la paix, le réconfort, la justice. « Rien n'est impossible à Dieu » (Lc 1, 37), dit l'Ange à la Vierge en lui annonçant sa maternité divine. Marie crut, et c'est pour cette raison qu'elle est bienheureuse (cf. Lc 1, 45). Ce qui est impossible à l'homme, devient possible pour celui qui croit (cf. Mc 9, 23). C'est pourquoi, alors que l'année 2006 se termine et que l'on entrevoit déjà l'aube de 2007, nous demandons à la Mère de Dieu d'obtenir pour nous le don d'une foi mûre :  une foi que nous voudrions voir ressembler autant que possible à la sienne, une foi limpide, authentique, humble et dans le même temps courageuse, imprégnée d'espérance et d'enthousiasme pour le Royaume de Dieu, une fois privée de tout fatalisme et entièrement tendue vers la coopération, dans une pleine et joyeuse obéissance à la volonté divine, dans l'absolue certitude que Dieu ne veut rien d'autre que l'amour et la vie, toujours et pour tous.

Obtiens pour nous, ô Marie, une foi authentique et pure. Sois toujours remerciée et bénie, sainte Mère de Dieu ! Amen !

 

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