Huitième jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
29 septembre 2021

Jour 8 : Marie, présence fidèle dans les plus dures épreuves



La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

Une fin de vie douloureuse

L’hémoptysie (rejet de sang par la bouche) de la nuit du Vendredi Saint 1896 ouvre le temps de la lutte avec la mort. De Pâques 1896 jusqu’à son décès, Thérèse vit une nuit de la foi à travers laquelle elle se sent séparée de la certitude du Ciel, de la Patrie céleste comme par « un mur qui s’élève jusqu’aux cieux » ; mais elle reconnaît en Marie « plongée dans l’angoisse du cœur » l’exemple de l’âme qui cherche le Seigneur « dans la nuit de la foi ». « Non, la Sainte Vierge ne sera jamais cachée pour moi. » Pendant la retraite de septembre 1896, elle comprend de manière nouvelle son appel à l’amour infini : « Ma vocation, c’est l’amour... Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église... dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour... ainsi je serai tout. » La dernière poésie qu’elle écrit en mai 1897 s’intitule Pourquoi je t’aime ô Marie. Dans cette poésie, « j’ai dit tout ce que je prêcherais sur elle », affirmera-t-elle au mois d’août, dans les grandes souffrances de sa maladie. On retrouve dans cette poésie le fruit des méditations de Thérèse, qui lisait « par-dessus tout l’Évangile » pour y découvrir Marie « dans sa vie réelle ». 


Prier Marie avec Thérèse 

Aujourd’hui, nous vous proposons de prier les strophes 22 et 23 du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie

22. Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel. 

23. Marie, tu m'apparais au sommet du Calvaire
Debout près de la Croix, comme un prêtre à l'autel
Offrant pour apaiser la justice du Père
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel...
Un prophète l'a dit, ô Mère désolée,
« Il n'est pas de douleur semblable à ta douleur ! »
Ô Reine des Martyrs, en restant exilée
Tu prodigues pour nous tout le sang de ton cœur !

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

La Vierge Marie est la vraie disciple de son Fils. Elle reçoit donc pleinement de lui d’aimer autant qu’il aime. Thérèse elle-même le dit à Jésus : « Je t’aimerai de cet amour lui-même dont tu m’aimas, Jésus Verbe éternel » (PN 41) car elle comprend que tel est le don que Jésus veut faire à tous. Thérèse nous invite donc en contemplant Jésus et Marie à accueillir les événements comme des occasions pour demander à Jésus d’aimer davantage comme lui. Et c’est là qu’elle nous livre le fruit mûr de cet amour qu’elle n’a cessé de désirer : aimer, c’est tout donner et se donner soi-même.

Tout est centré sur le don de soi qui peu à peu devient total. Ne rien garder pour soi, y compris bien sûr nos faiblesses, nos limites, nos épreuves, nos blessures, nos péchés, etc. 

Tout offrir en somme à Jésus pour qu’il puisse habiter l’espace que nous lui remettons pour qu’il puisse peu à peu nous donner de nous donner comme il se donne.

Commençons donc avec Marie à donner, même si c’est peu, et demandons-lui de nous accompagner sur ce chemin. Quelle que soit notre situation, elle est toujours celle que Dieu nous donne. Elle demeure le refuge des pécheurs que nous sommes.

Nous sommes alors conduits au sommet de la manifestation de l’Amour de Dieu. Jésus prend sur lui tous nos péchés pour que nous soyons libérés de leur conséquence ultime : rester séparés de Dieu. Il prend sur lui ce qui abîme et finalement détruit la communion avec Dieu et nous donne comme en échange (quel mystère inouï !) toute la profondeur de la communion qu’il vit avec son Père.

Marie est là et offre dans la souffrance Jésus qui porte les péchés de chaque personne. Comme Jésus verse jusqu’à la dernière goutte de son sang (ce qui veut dire qu’il donne toute sa vie, tout son amour pour nous sauver et nous donner de participer à la vie nouvelle), Marie elle aussi communie à l’offrande de son Fils Jésus en offrant toute sa vie pour le Salut des âmes.

N’hésitons donc pas à avoir recours à elle pour le Salut de notre âme et celui de nos frères et sœurs. N’hésitons pas non plus à lui demander de nous attirer dans ce qu’elle vit ici : au pied de la Croix, nous pouvons avec elle offrir dans le Cœur de Jésus tous nos frères et sœurs pour qu’ils reçoivent par ce Cœur sacré bien des grâces de conversion, de pardon et de guérison.

 

Prière à Marie proposée par le saint pape Jean-Paul II à la chapelle de la Médaille Miraculeuse rue du Bac à Paris le 31 mai 1980

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Telle est la prière que tu as inspirée, ô Marie, à sainte Catherine Labouré, en ce lieu même, voilà 150 ans ; et cette invocation, désormais gravée sur la Médaille, est maintenant portée et prononcée par tant de fidèles dans le monde entier ! […]

Tu es bénie entre toutes les femmes ! Tu as été associée intimement à toute l'œuvre de notre Rédemption, associée à la Croix de notre Sauveur ; ton Cœur a été transpercé, à côté de son Cœur. Et maintenant, dans la gloire de ton Fils, tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs. Tu veilles sur l’Église dont tu es la Mère. Tu veilles sur chacun de tes enfants. Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes, à la seule condition que nous osions te les demander, que nous approchions de toi avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’un enfant. Et c’est ainsi que tu nous mènes sans cesse vers ton divin Fils.

 

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