Neuvième jour de la neuvaine à Notre Dame du Mont-Carmel
15 juillet 2021

Jour 9 : Avec sainte Thérèse d’Avila : Marie, porte de la confiance



Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

Teresa de Cepeda y Ahumada naît en Espagne le 28 mars 1515, dans une famille aisée d’Avila : elle est la troisième de neuf enfants. À l’âge de 20 ans, malgré le désaccord de son père, elle entre au Carmel de l’Incarnation. Elle découvre l’oraison mais traverse un déchirement intérieur entre la logique du monde et l’appel à se donner totalement à Dieu : cela dure 20 ans.

C’est à 39 ans qu’elle vit une conversion devant une représentation du Christ en sa Passion : elle expérimente en profondeur l’amour de Jésus et son cœur en est bouleversé. Une vie nouvelle commence pour Thérèse, celle de Dieu en elle.

Femme travaillée par les tensions de son époque (division de l’Église, découverte des Amériques, suspicion de l’Inquisition, etc.), Thérèse scrute ces signes des temps et cherche comment servir le Seigneur avec plus d’amour. Poussée par l’Esprit Saint, elle fonde en 1562 un nouveau monastère, centré sur la vie d’oraison au service de l’Église : les carmélites déchaussées de Saint-Joseph d’Avila. Elle prend alors le nom de Thérèse de Jésus. C’est le début d’une grande aventure puisqu'elle fonde seize autres monastères dans toute l’Espagne et initie une branche masculine vivant du même esprit, avec l’aide de Jean de la Croix. Elle donne ainsi naissance à une nouvelle famille religieuse, le Carmel déchaussé.

Au cours de ces vingt années, Teresa mène une vie intense et éprouvante autour de ses fondations : déplacements, négociations, oppositions, correspondance, etc. Elle se donne totalement à l’œuvre du Seigneur jusqu’au bout et quitte cette vie à Alba de Tormes le 4 octobre 1582. 

Dans ses écrits, Livre de la vie, Chemin de Perfection, Château intérieur, Fondations, etc., la Madre nous dévoile son expérience spirituelle autour de la prière qu’elle présente comme une amitié avec Jésus. Cette aventurière de Dieu y défriche les terres nouvelles de l’intériorité et de l’intimité divine pour nous aider à placer le Christ Jésus au centre de notre vie. Son influence humaine, littéraire et spirituelle est considérable. Thérèse est canonisée en 1622, et en 1970, elle est la première femme à être nommée docteur de l’Église, avec le titre de « Mère des spirituels ».


La Vierge Marie et sainte Thérèse d'Avila 

« Je mets ma confiance, ô mon Seigneur, en vos servantes ici rassemblées, car je sais qu'elles ne veulent ni ne prétendent rien d'autre que de vous contenter ; pour vous elles ont abandonné le peu qu'elles avaient, et elles auraient voulu avoir beaucoup plus pour vous en faire don. Car vous, ô mon Créateur, vous n'êtes pas ingrat, et je n'ai aucun motif de penser que vous donnerez moins qu'il ne vous est demandé, vous accorderez plutôt beaucoup plus ; vous n'avez pas non plus, Seigneur de mon âme, abhorré les femmes lorsque vous viviez dans ce monde, au contraire, vous les avez toujours favorisées et traitées avec beaucoup de miséricorde, et vous avez trouvé en elles autant d'amour et plus de foi que chez les hommes. L'une d'entre elles - dont nous portons l'habit - fut votre Très Sainte Mère, et ses mérites nous valent de mériter ce que nous avons démérité par nos péchés. » (Chemin de Perfection Manuscrit de l’Escorial 3,1)

« Que rien ne te trouble
que rien ne t'effraie,
tout passe,
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien :
Dieu seul suffit. »

 

Méditation

Thérèse s’est mise à l’école de Marie. Elle lui a appris dès son enfance à mettre sa confiance en Jésus comme le manifeste si profondément l’invitation qu’elle vient de nous faire à ne point craindre et à croire qu’en Dieu nous avons tout. Comme Marie, elle désire être toute à Dieu, être véritablement sa servante. Plus nous nous offrons à lui, plus nous lui remettons notre liberté, plus il va nous la rendre transformée, plus il va nous donner d’avoir un unique désir : être uni à lui pour faire avec lui sa volonté. La Vierge Marie est pour Thérèse le modèle d’un tel cheminement. Thérèse témoigne de cette influence toute mariale dans la prière qui suit. Puissions-nous désirer la faire nôtre !

 

Prière 

Je suis à toi, Seigneur,
pour toi je suis née,
pour toi je veux vivre ;
Seigneur, que veux-tu de moi ?

Je suis à toi car tu m'as créée,
je suis à toi car tu m'as appelée,
je suis à toi car tu m'as attendue,
sans toi, Seigneur, je me serais perdue,
Dieu, Miséricorde, Éternelle Sagesse.

Voici mon corps, ma vie et mon âme,
je les remets entre tes mains,
à toi pour toujours je me suis consacrée,
que veux-tu m'ordonner, ô bon Maître ?
toi dont l'amour chaque jour nous rachète.

Donne-moi la mort ou la vie,
donne-moi l'ombre ou la gloire,
donne-moi le combat ou la paix,
donne à ma vie la faiblesse ou la force,
à tout je dis : oui !

Donne-moi pauvreté ou richesse,
donne-moi la source ou le désert,
donne-moi la joie ou la tristesse,
donne-moi les épreuves ou donne moi le ciel,
ma douce vie, soleil sans nuage.

Seigneur, si tu me veux dans la joie,
par amour pour toi je veux me réjouir,
si tu me fais porter le poids du jour,
pour toi je veux mourir à la peine,
dis-moi où, dis-moi comment.

 

Chant

Fleur du Carmel, Vigne fleurie,
Beauté du Ciel, Vierge féconde,
Mère douce et toute pure, Étoile de la mer
donne-nous un signe de ta maternelle protection
Fleur du Carmel, Vigne fleurie, beauté du Ciel ! 

 

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