Neuvième jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
30 septembre 2021

Jour 9 : Sainte Marie, priez pour nous à l’heure de notre mort



La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

« Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie »

En juin 1897, elle poursuit l’écriture de l’histoire de sa vie, le Manuscrit C, dédié à la Mère prieure Marie de Gonzague. Elle y montre la manière de vivre dans la nuit « quand il ne reste que l’amour », la joie d’aimer comme Jésus aime, la puissance de la prière « qui dilate le cœur et unit à Jésus ». Elle reconnaît qu’elle a eu « toute sa vie tant de mal à dire (s)on chapelet ». « J’ai beau m’efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n’arrive pas à fixer mon esprit... Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m’étonnait, car j’aime tant la Sainte Vierge qu’il devrait m’être facile de faire en son honneur des prières qui lui sont agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma Mère, elle doit voir ma bonne volonté et qu’elle s’en contente… La Sainte Vierge me montre qu’elle n’est pas fâchée contre moi, jamais elle ne manque de me protéger aussitôt que je l’invoque. »

Après des mois de délabrement physique, de grandes souffrances et d’épreuves intérieures, Thérèse meurt dans son carmel de Lisieux, le 30 septembre 1897 à l’âge de 24 ans. Le 8 septembre, d’une main tremblante, elle avait écrit au crayon cette ultime prière adressée à Marie : « Ô Marie, si j’étais la Reine du Ciel et que vous soyez Thérèse, je voudrais être Thérèse afin que vous soyez la Reine du Ciel !!!.... » Origine d’une grande ferveur populaire (le carmel de Lisieux reçoit 500 lettres par jour en 1914), Thérèse est béatifiée le 29 avril 1923, puis canonisée le 17 mai 1925 par le pape Pie XI, pour qui elle constitue « l’étoile de son pontificat ». Elle devient patronne des missions en 1927, puis patronne secondaire de la France le 3 mai 1944, quelques semaines avant la Libération.


Prier Marie avec Thérèse 

En ce dernier jour de la neuvaine, nous vous proposons de prier les deux dernières strophes du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie.

24. La maison de Saint Jean devient ton seul asile
Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus.....
C'est le dernier détail que donne l'Évangile
De la Reine des Cieux il ne me parle plus.
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
Ne révèle-t-il pas que Le Verbe Éternel
Veut Lui-même chanter les secrets de ta vie
Pour charmer tes enfants, tous les Élus du Ciel ?

25. Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor... Mère... voici le soir !...
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !......

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

Le dernier détail (!) que donne l’Évangile est pour nous très important : Jésus choisit le disciple qu’il aime pour lui confier sa Mère. Le vrai disciple de Jésus, c’est chacun d’entre nous et comme saint Jean nous sommes invités à deux choses essentielles : laisser Jésus nous aimer sans limite et accueillir Marie pour Mère en la prenant parmi nos choses propres nous dit littéralement le grec, langue dans laquelle est écrit l’ensemble du Nouveau Testament. 

Quel échange ! Plus nous nous attachons à Jésus et le laissons nous aimer, plus nous recevons Marie pour Mère. Plus nous accueillons la Vierge Marie pour Mère, plus, comme elle, nous aimerons Jésus davantage. 

Le poème s’achève dans le silence qui, écrit Thérèse dans une autre de ses poésies, est le doux langage - des anges, de tous les élus - il doit être aussi le partage - des âmes s'aimant en Jésus. (PS 7)

Loin d’être le signe d’un éloignement, d’une séparation, ce silence est l’indice d’une communion plus profonde. Elle oriente vers l’accomplissement de notre communion avec Jésus, la Vierge Marie, les anges et tous les saints au Ciel.

C’est là que cette splendide méditation sur la vie de Marie nous conduit dans la dernière strophe. Thérèse se fait plus personnelle car elle a réellement fait l’expérience de la présence de la Vierge dans sa vie quotidienne.  Elle se rappelle qu’en se tournant avec confiance vers la statue de la Vierge le 13 mai 1883, elle reçut la grâce d’accueillir le sourire de Marie. Cette grande grâce mariale a inauguré la guérison de ses blessures affectives liées à la perte de sa maman. C’est cette même statue de la Vierge qui se trouve dans l’infirmerie où Thérèse est alitée et le restera jusqu’à son « entrée dans la Vie » le 30 septembre 1897 à 19h20. Elle fixera cette statue de la Vierge du sourire encore une heure avant sa mort.

Aujourd’hui, cette statue qui a accompagné Thérèse tout au long de sa vie terrestre surplombe la châsse contenant des reliques de notre sainte dans la chapelle du carmel de Lisieux. 

Elle évoque aussi une réalité qui la touche souvent durant sa courte vie : l’épreuve de la souffrance du cœur, du corps et de l’âme, souffrances affectives, corporelles et spirituelles. Au cœur de la traversée de la souffrance, elle a choisi de se tourner vers Marie avec confiance et persévérance. Avec Marie, elle a expérimenté la force et la paix que donne Jésus quand nous lui offrons ce que nous vivons y compris dans les épreuves.

Elle termine par le plus important : Marie est sa Mère. Elle l’exprime bien souvent ailleurs : « La Sainte Vierge… Ah ! que pourrais-je vous en dire ? C’est ma Mère !!! » (RP 8, 5) ou « Comment voulez-vous que j’ai peur de quelqu’un que j’aime tant ? » (CJ 7.7.1)

Puissions-nous recevoir à la fin de cette neuvaine la grâce d’une relation plus intime et plus forte avec notre Mère à tous !

 

Prière à Notre Dame du divin Amour proposée par le pape François le 11 mars 2020

Ô Marie,
tu brilles toujours sur notre chemin
comme un signe de Salut et d'espoir.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui auprès de la Croix,
a été associée à la douleur de Jésus,
en restant ferme dans la foi.
Toi, Salut du peuple,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras
pour que, comme à Cana de Galilée,
la joie et la fête reviennent après cette épreuve.
Aide-nous, Mère de l'amour divin,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s'est chargé de nos douleurs pour nous conduire à travers la Croix,
à la joie de la Résurrection.
Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas les suppliques de ceux d'entre nous qui sont dans l'épreuve,
et délivre-nous de tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie.
Amen. 

 

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