Premier jour de la neuvaine à Notre Dame du Mont-Carmel
07 juillet 2021

Jour 1 : Avec la petite Thérèse, aimer davantage la Vierge Marie



Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

C’est dans sa famille que Thérèse a appris à aimer la Vierge Marie lorsque toute la famille Martin se retrouvait en prière devant la statue de la Vierge qui avait été offerte à Louis Martin, son père, et qu’il avait amenée dans son foyer. 

Prier Marie en famille produit de grands fruits !

Le dimanche 13 mai 1883, jour de la Pentecôte, Thérèse, malade depuis le 25 mars, expérimente le secours maternel de Marie. Elle écrira à propos de cette grâce où elle reçoit d’être guérie par le sourire de sa Mère du Ciel : « J’ai compris qu'elle veillait sur moi, que j’étais son enfant, aussi je ne pouvais plus lui donner que le nom de “Maman” car il me semblait encore plus tendre que celui de Mère. »

Thérèse nous donne ce conseil : « Ne crains pas d’aimer trop la sainte Vierge, jamais tu ne l’aimeras assez. »

Entrée au Carmel, Marie reste sa douce étoile. La Vierge nous donne son Fils pour être davantage unis à Lui. Thérèse fait souvent l’expérience de sa faiblesse mais elle s’écrie : « Puisqu’elle nous aime et qu’elle connaît notre faiblesse, qu’avons-nous à craindre ? » Simplement, désirons-nous vraiment recevoir la vie de Jésus en nous ? Voilà ce que Marie veut nous offrir !

Thérèse avait des difficultés à se concentrer lors de la prière du chapelet. Elle savait alors que Marie regarde avant tout notre bonne volonté :

« J’aime beaucoup les prières communes car Jésus a promis de se trouver au milieu de ceux qui s’assemblent en son nom, je sens alors que la ferveur de mes sœurs supplée à la mienne, mais toute seule (j’ai honte de l’avouer) la récitation du chapelet me coûte plus que de mettre un instrument de pénitence… Je sens que je le dis si mal ! J’ai beau m’efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n’arrive pas à fixer mon esprit… Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m’étonnait, car j’aime tant la Sainte Vierge qu’il devrait m’être facile de faire en son honneur des prières qui lui sont agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma MÈRE, elle doit voir ma bonne volonté et qu’elle s’en contente. Quelquefois, lorsque mon esprit est dans une si grande sécheresse qu’il m’est impossible d’en tirer une pensée pour m’unir au Bon Dieu, je récite très lentement un Notre Père et puis la salutation angélique ; alors ces prières me ravissent, elles nourrissent mon âme bien plus que si je les avais récitées précipitamment une centaine de fois… La Sainte Vierge me montre qu’elle n’est pas fâchée contre moi, jamais elle ne manque de me protéger aussitôt que je l’invoque. S’il me survient une inquiétude, un embarras, bien vite je me tourne vers elle et toujours comme la plus tendre des Mères elle se charge de mes intérêts. Que de fois en parlant aux novices, il m’est arrivé de l’invoquer et de ressentir les bienfaits de sa maternelle protection ! »


La Vierge Marie et sainte Thérèse de Lisieux 

À la fin de sa courte vie sur cette Terre, la petite sainte de Lisieux nous livre le fruit mûr de toute une vie tournée avec confiance vers Marie :

« Que j’aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Sainte Vierge ! Une seule fois m’aurait suffi pour dire tout ce que je pense à ce sujet. J’aurais d’abord fait comprendre à quel point on connaît peu sa vie. Il ne faudrait pas dire des choses invraisemblables ou qu’on ne sait pas ; par exemple que, toute petite, à trois ans, la Sainte Vierge est allée au Temple s’offrir à Dieu avec des sentiments brûlants d’amour et tout à fait extraordinaires ; tandis qu’elle y est peut-être allée tout simplement pour obéir à ses parents. (...) On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable, faire ressortir ses vertus, dire qu’elle vivait de foi comme nous (...). On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du Ciel et de la Terre, mais elle est plus Mère que reine, et il ne faut pas dire à cause de ses prérogatives qu’elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu ! que cela est étrange ! Une Mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants ! Moi je pense tout le contraire, je crois qu’elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus. (...) Ce que la Sainte Vierge a de plus que nous, c’est qu’elle ne pouvait pas pécher, qu’elle était exempte de la tache originelle, mais d’autre part, elle a eu bien moins de chance que nous, puisqu’elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer ; et c’est une telle douceur de plus pour nous, et une telle douceur de moins pour elle ! Enfin j’ai dit dans mon Cantique : Pourquoi je t’aime, ô Marie, tout ce que je prêcherais sur elle. » (Derniers Entretiens, 8 août)

 

Méditation

Aujourd’hui, demandons à Thérèse de nous faire communier à son amour de Marie, de nous laisser comme elle rejoindre par la Vierge avec simplicité à travers tout ce que nous vivons et de lui remettre bien davantage nos inquiétudes, nos pauvretés et nos épreuves.

 

Prière 

Voici un extrait du Cantique Pourquoi je t’aime, ô Marie, qui est assurément l’une des plus belles prières à Marie de toute la tradition chrétienne (la poésie 54 dans son intégralité se trouve aisément sur Internet) :

Oh ! je voudrais chanter, Marie pourquoi je t’aime !
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie devant toi, je baisserais les yeux !…
 
Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère
Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs
Ô ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !…
En méditant ta vie dans le saint Évangile
J’ose te regarder et m’approcher de toi
Me croire ton enfant ne m’est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi
(...)
  
Ô Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
Le trésor de la mère appartient à l’enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu’en mon cœur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !…
(...)

 

Chant

Avec Thérèse, chantons Marie en communion avec toutes les personnes qui vivent cette neuvaine et surtout confions-nous les uns les autres à Thérèse et à Marie :

R/ Humble présence, Fleur du Carmel, Arche d'Alliance, Splendeur du Ciel, Toi, Toute Pure, sois notre Mère.

Fontaine d'innocence où chante la Vie, partage-nous de cette eau pure que tu reçois de l'Infini, dont la mesure est d'aimer sans mesure. R/

Accueille le silence de notre amour pour le conduire vers la Source, d'où la Parole vient au jour, et nous saisit d'une force si douce. R/

Ô Mère du Bel Amour, tu nous as donné dans le secret l'ardente Flamme qui de ce monde est le foyer : tu es bénie entre toutes les femmes. R/

 

 

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