Premier jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
22 septembre 2021

Jour 1 : Une famille mariale tournée vers l’amour



La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

À Alençon de 1873 à 1877 

Les « années ensoleillées » de la petite enfance ont laissé en l’âme de Thérèse une « douce empreinte ». La prière familiale quotidienne se fait au pied d’une reproduction de la Vierge de Bouchardon, statue qui va jouer un rôle considérable dans la vie de Thérèse. Née le 2 janvier 1873 à Alençon, Marie-Françoise Thérèse Martin est baptisée en l’église Notre-Dame le 4 janvier. La famille de Louis et Zélie Martin est une famille mariale : le premier prénom de leurs neuf enfants est Marie. La prière est à la première place de la vie du couple, qui, chaque matin à 5h30, se rend à la « messe des ouvriers » à l’église Notre-Dame toute proche. La famille a également une grande dévotion à Notre-Dame des Victoires de Paris, « qui est comme un petit paradis terrestre » (lettre de Louis Martin du 10 octobre 1863). Après avoir effectué avec ses trois aînées Marie, Pauline et Léonie un pèlerinage à Lourdes, Zélie, atteinte d’un cancer du sein, meurt le 28 août 1877. 


Prier Marie avec Thérèse 

Aujourd’hui, nous vous proposons de prier les strophes 1 et 2 du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie

1. Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !...


2. Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère
Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs
Ô ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs !...
En méditant ta vie dans le saint Évangile
J'ose te regarder et m'approcher de toi
Me croire ton enfant ne m'est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi...

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

Quand Thérèse se tourne vers Marie dans la prière, il est tout de suite question d’amour. Dès son enfance, Thérèse a accueilli Marie comme sa Mère du Ciel au cœur de sa vie quotidienne. Pas une journée voire pas une heure sans penser à Marie. Plus nous nous attachons à Marie, plus nous recevons de l’accueillir telle qu’elle est, c’est-à-dire telle qu’elle nous aime. Prier Marie, penser à Marie, se confier souvent à Marie ouvre nos cœurs à son amour pour nous et transforme aussi notre manière de vivre notre relation avec elle.

Thérèse insiste en effet par contraste par rapport aux prédications de l’époque sur la Vierge Marie, sur sa petitesse, sur sa proximité. À l’époque de Thérèse mais peut-être aussi encore aujourd’hui, on insistait sur la grandeur de Marie. On la regardait de bien bas ! Il est vrai que Marie est la comblée de grâce mais, si elle l’est, c’est pour être vraiment la Mère des enfants que nous sommes. Rappelons-nous que Jésus nous donne Marie pour Mère dans un contexte d'extrêmes souffrances et faiblesses : sur la Croix. C’est là que le disciple qu’il aime reçoit Marie. Nous sommes chacun ce disciple que Jésus aime en nous donnant un trésor : la Vierge Marie.

Thérèse témoigne dès l’ouverture de sa longue et profonde prière de ce qui est le plus essentiel dans notre relation à Marie : croire que nous sommes ses enfants ! Voilà ce que nous pouvons demander à Marie les uns pour les autres car nous sommes invités à cultiver chaque jour cette confiance. Comme un autre grand saint très marial le priait : « Monstra te esse matrem ! Montre-toi notre Mère ! », s’exclamait saint Bernard. Puisse ce cri du cœur nous habiter souvent car plus nous exprimerons notre désir de recevoir Marie pour Mère, plus nous serons ouverts à sa bienfaisante influence dans nos vies.

Dans la deuxième strophe, Thérèse recueille déjà le fruit de sa confiance renouvelée en Marie. Elle a avant tout fait l’expérience de la proximité de Marie. Mais ô surprise, ce n’est pas en expérimentant des grâces extraordinaires mais au contraire au cœur de sa faiblesse, de ses souffrances et de ses pauvretés concrètes. Voilà ce qui est peut-être difficile : croire que Marie est là en communion avec nous dans notre petitesse. Il ne faut pas tant vouloir fuir cette réalité que de l’accepter pour accueillir celle qui nous rejoint dans notre petitesse et notre pauvreté. Tout ce qui est pauvre, petit, blessé, souffrant en nous nous invite à accueillir la présence maternelle de Marie.

Enfin, Thérèse nous exhorte à faire comme elle et elle va le faire tout au long de sa prière : rejoindre Marie dans l’Évangile pour s’approcher d’elle et la regarder. Les verbes utilisés dans cette strophe sont essentiels : pour partager avec Marie et être attirés par elle, nous sommes invités à méditer, regarder, à nous approcher. Cela nous donnera toujours plus profondément de croire que Marie est notre mère et de la voir concrètement à l'œuvre dans notre vie !

Choisissons aujourd’hui ce chemin à la rencontre de Marie !

 

Prière à Marie proposée par le pape François le 25 avril 2020

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

Ô Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de Salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.

 

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