Quatrième jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
25 septembre 2021

Jour 4 : Avec Marie, guérir des blessures du cœur



La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

Des difficultés d’entrer au Carmel

À 14 ans, Thérèse se sent assez forte et libre de réaliser sa vocation. Le jour de la Pentecôte, le 29 mai 1887, elle reçoit de son père l’autorisation d’entrer au carmel et, le 31 mai, elle est reçue comme enfant de Marie à l’école de l’Abbaye. Mais à cette jeune fille s’interposent l’opposition de son oncle, celle du supérieur du carmel, l’abbé Delatroëtte, et la réponse évasive de l’évêque, Mgr Hugonin. Décidée, elle entreprend alors en novembre un voyage à Rome pour demander au Pape la permission d’être carmélite. À Notre-Dame des Victoires, elle reçoit une grâce de libération des scrupules dont elle souffrait depuis sa guérison : « La Sainte Vierge m’a fait sentir que c’était vraiment elle qui m’avait souri et m’avait guérie. J’ai compris qu’elle veillait sur moi, que j’étais son enfant, aussi je ne pouvais plus lui donner que le nom de "Maman" car il me semblait encore plus tendre que celui de Mère... Avec quelle ferveur ne l’ai-je pas priée de me garder toujours et de réaliser bientôt mon rêve en me cachant à l’ombre de son manteau virginal !... Ah ! C’était là un de mes premiers désirs d’enfant... En grandissant j’avais compris que c’était au carmel qu’il me serait possible de trouver véritablement le manteau de la Sainte Vierge et c’était vers cette montagne fertile que tendaient tous mes désirs. » À la fin de l’année 1887, elle obtient les permissions nécessaires, et le 9 avril 1888, où l’on fêtait l’Annonciation, elle devient postulante au carmel de Lisieux.  


Prier Marie avec Thérèse 

Aujourd’hui, nous vous proposons de prier les strophes 8 à 10 du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie

8. Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité
Tu le laisses pleurer tout près du Tabernacle
Qui voile du Sauveur la divine beauté !.....
Oh ! que j'aime, Marie, ton éloquent silence,
Pour moi c'est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D'une âme qui n'attend son secours que des Cieux..... 

9. Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne veut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands.....
La place est pour les grands et c'est dans une étable
Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.
Ô ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !....

10. Quand je vois l'Éternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j'entends le faible cri
Ô ma Mère chérie, je n'envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !...
Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette Divine Fleur !........
Que je t'aime écoutant les bergers et les mages
Et gardant avec soin toute chose en ton cœur !...

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

Aujourd’hui, Thérèse prie la Vierge Marie en contemplant le mystère de l’Incarnation. À la venue de Dieu au cœur de notre vie humaine correspond en Marie un esprit d’humilité, de silence pour manifester sa confiance en Dieu seul. Là encore, Thérèse nous révèle la vraie grandeur d’une personne humaine à partir de ce qu’elle contemple dans la vie de Marie : notre grandeur est dans notre foi en Dieu. Notre grandeur est communion à celui qui seul est grand, fort et saint. Nous nous ouvrons à cette communion dans la confiance en lui, ce qui veut dire aussi qu’il nous faut renoncer à mettre notre confiance ailleurs ! Nous mettons bien souvent Dieu en balance avec bien d’autres choses. Marie notre mère veut nous aider à vivre la confiance en Dieu comme elle. Puissions-nous le lui demander !

La naissance de Jésus se passe dans un lieu ouvert et pauvre. Certes, naître dans une hôtellerie aurait été plus confortable humainement. Dès sa naissance Jésus, et avec lui Marie et Joseph, se font proches de tous à commencer par les plus pauvres. Dieu nous rejoint dans nos pauvretés et vient les habiter de sa présence aimante. Nous sommes invités à lui offrir nos misères et nos faiblesses. Jésus choisit de les habiter pour peu à peu nous transformer de l’intérieur et nous faire participer à sa confiance en son Père dans tout ce qui advient.

Thérèse nous révèle ensuite le seul vrai trésor de Marie et le nôtre. Jésus est notre Frère et cela en toutes choses. Marie veut nous accompagner pour que cela devienne plus réel, plus vrai à travers tout ce que nous vivons. Demandons-lui souvent de nous attirer dans sa profonde méditation. Elle garde toutes choses en son cœur. Tout s’harmonise à partir de l’accueil de la présence de celui qui vient de naître. Il nous faut cultiver ce retour au cœur avec Marie pour que ce ne soit pas autre chose qui y prenne la place. Notre cœur ne peut rester vide. Choisissons (et c’est en effet un grand combat) de veiller sur ce qui habite notre cœur pour désirer davantage que ce soit Jésus le seul roi de nos cœurs.

 

Prière à Marie proposée par le pape Benoit XVI le 9 septembre 2006 à Munich

Ton Fils, peu avant l'heure du congé, a dit à ses disciples : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous. » (Mc 10, 43s). Toi, à l'heure décisive de ta vie, tu as dit : « Je suis la servante du Seigneur » (Lc 1, 38), et tu as vécu toute ton existence comme un service. C'est ce que tu continues à faire au cours des siècles de l'histoire. De même qu'autrefois, à Cana, tu as intercédé silencieusement et avec discrétion pour les époux, tu agis toujours ainsi : tu te charges de toutes les préoccupations des hommes et tu les apportes devant le Seigneur, devant ton Fils. Ton pouvoir est la bonté. Ton pouvoir est le service.

Enseigne-nous - grands et petits, dominateurs et serviteurs - à vivre notre responsabilité de cette manière. Aide-nous à trouver la force pour la réconciliation et pour le pardon. Aide-nous à devenir patients et humbles, mais également libres et courageux, comme tu l'as été à l'heure de la Croix. Tu portes Jésus dans tes bras, l'Enfant qui bénit, l'Enfant qui est aussi le Seigneur du monde. De cette façon, en portant Celui qui bénit, tu es toi-même devenue une bénédiction. Bénis-nous, bénis cette ville et ce pays ! Montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein ! Prie pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. 

Amen !

 

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