Septième jour de la neuvaine à Notre Dame du Mont-Carmel
13 juillet 2021

Jour 6 : Avec sainte Mariam de Jésus-Crucifié, grandir en confiance en Marie



Sainte Mariam de Jésus-Crucifié (1846-1878)

Mariam Baouardy naît le 5 janvier 1846 à Abellin, petit village situé entre Nazareth et le Mont-Carmel. Orpheline à deux ans, elle est emmenée par l’un de ses oncles en Égypte. À 13 ans, on veut la marier mais elle refuse et fait le vœu de se donner totalement au Seigneur. Elle doit alors s’enfuir et une vie d’errance commence pour elle. Ses pas l’amènent successivement à Alexandrie, Beyrouth, puis Marseille, où elle travaille comme domestique dans des familles chrétiennes. À 21 ans, elle entre au Carmel de Pau et prend le nom de Sœur Marie de Jésus-Crucifié. Elle participe à la fondation du Carmel de Mangalore en Inde, puis de celui de Bethléem où elle meurt à 32 ans.

Sa vie remplie d’extraordinaires grâces mystiques ne souligne qu’une chose : la fraîcheur et la simplicité de ces petits de l’Évangile en qui Dieu trouve sa joie car il peut y déployer son Amour en plénitude. Les paraboles et les cantiques qui jaillissent spontanément de son cœur ont la saveur de l’Orient et sont tous pétris de cette terre où a vécu Jésus de Nazareth.

Sa canonisation eut lieu le 17 mai 2015.


La Vierge Marie et Sainte Mariam

Aux pieds de Marie, ma Mère chérie,
j’ai retrouvé la vie.
Ô vous qui souffrez, venez à Marie,
aux pieds de Marie, j’ai retrouvé la vie
Votre Salut et votre vie
sont aux pieds de Marie.
Vous qui dites que je suis orpheline, voyez :
Une Mère au plus haut des Cieux.
Heureuse enfant d’une telle mère !…
Aux pieds de Marie,
J’ai trouvé la vie.
J’habite dans les entrailles de ma Mère ;
J’y trouve mon Bien-Aimé :
Suis-je orpheline ?
Dans le sein de Marie
J’ai trouvé la vie…

Je vais vous raconter mon oraison sur Marie. Vous étiez vierge dans le monde, ô Marie. Qui aurait pensé que vous seriez Mère de Dieu ? Vous êtes (devenue) la Mère de Dieu à cause de votre humilité.

L’ange du Seigneur se présente à Marie pour lui annoncer sa maternité divine. La Vierge, éclairée par la lumière puissante de Dieu, s’humilie en pensant que celui qui a créé le Ciel et la Terre va devenir son Fils. L’ange parlait à la Vierge-Mère ; et chaque fois que l’ange lui parlait, Marie s’humiliait. Ô Marie, que vous êtes humble et aimable dans votre humilité !

Marie était aussi un modèle de foi. Oh ! Que la foi de Marie était agréable au Père céleste ! Par sa foi, elle faisait grandir tous les jours Jésus en elle.

Cette même foi, si nous l’avons, fera aussi grandir Jésus dans notre cœur.

À cause de sa foi et de son humilité, Marie se sent indigne de devenir la Mère de Dieu.

Sur la Terre, les enfants ne peuvent pas naître sans une mère : ils entrent dans le monde par une femme. C’est par une femme aussi que nous entrons au Ciel, et cette femme, c’est Marie. Depuis le pêché, les hommes attendaient le Fruit de Marie, de cette Vierge douce, humble et sainte. Soyez bénie, Marie, soyez bénie !

 

Méditation

Pauvre et souffrante, Mariam a choisi de vivre une relation intime avec la Vierge Marie et les saints. Elle expérimente qu’elle est adoptée et aimée au Ciel. Dès sa plus tendre enfance, la Vierge Marie l’a visitée et particulièrement protégée. Elle trouva en Marie un modèle de foi. La mère de Dieu, devenue sa mère, lui enseigna comment accueillir pleinement Jésus en elle et lui laisser la première place. 

Elle nourrit une amitié profonde avec sainte Thérèse d’Avila, se confie à la présence toujours bienveillante de saint Joseph et de tous les saints. N’hésitons pas à nous confier à sainte Mariam de Jésus-Crucifié pour qu’elle nous aide à vivre notre quotidien habités de la présence des habitants du Ciel et en tout premier lieu de la Vierge Marie. 

 

Prière 

Esprit-Saint, inspirez-moi ;
Amour de Dieu, consumez-moi ;
Au vrai chemin conduisez-moi ;
Marie, ma Mère, regardez-moi ;
Avec Jésus, bénissez-moi ;
De tout mal, de toute illusion,
De tout danger préservez-moi.

 

Chant

Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
du Maître de la vie.
Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence,
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence,
Tu portes Jésus-Christ.
Mère attentive aux joies des cœurs,
Tu pries, et le signe de fête,
Dieu l’accomplit.
C’est l’heure où, parmi nous, se manifeste
La gloire de ton Fils.
Femme debout près de la Croix,
Voici la nouvelle genèse,
Dieu se fait nuit.
C’est l’heure où dans ton Cœur passe le glaive :
Tu donnes Jésus-Christ.
Joie de l’Église au long du temps,
Tu portes l’espoir du Royaume :
Christ est vivant !
Éclaire notre route jusqu’à l’aube,
Étoile de l’Avent.

Sœur Marie-Pierre et Claude Bernard

 

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