Septième jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
28 septembre 2021

Jour 7 : Avec Marie, s’offrir à l’Amour Miséricordieux 



La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

L’Offrande à l’Amour Miséricordieux

Le 9 juin 1895, en la fête de la Trinité, Thérèse fait son « offrande à l’amour miséricordieux ». C’est à la « Sainte Vierge, ma Mère chérie, que j’abandonne mon offrande, la priant de vous la présenter ». La découverte capitale de l’Amour miséricordieux donne à Thérèse une clé d’interprétation pour toute son existence. « Je ne vais faire qu’une seule chose : Commencer à chanter ce que je dois redire éternellement ʺLes Miséricordes du Seigneur !!!ʺ... » L’apostolat de la prière pour deux jeunes missionnaires, l’abbé Maurice Bellière et l’abbé Adolphe Roulland, l’initie à la mission pour le monde entier. « Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles... » Pour la fête de mère Agnès, elle écrit une pièce de théâtre racontant la « fuite en Égypte ». Elle met sur les lèvres de saint Joseph ces paroles comme une confidence et une invitation : « Regardez bien ce que fait Marie. Imitez-la. »


Prier Marie avec Thérèse 

Aujourd’hui, nous vous proposons de prier les strophes 19 à 21 du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie

19. Des époux de Cana voyant l'inquiétude
Qu'ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin
Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude
Espérant le secours de son pouvoir divin.
Jésus semble d'abord repousser ta prière
« Qu'importe », répond-Il, « femme, à vous et à moi ? »
Mais au fond de son coeur, Il te nomme sa Mère
Et son premier miracle, Il l'opère pour toi...

20. Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline
Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir,
Alors, ton Divin Fils devant la foule entière
De son amour pour nous montre l'immensité
Il dit : « Quel est mon frère et ma soeur et ma Mère, »
« Si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ? » 

21. Ô Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
En écoutant Jésus, tu ne t'attristes pas
Mais tu te réjouis qu'Il nous fasse comprendre
Que notre âme devient sa famille ici-bas
Oui tu te réjouis qu'Il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa divinité !...
Comment ne pas t'aimer, ô ma Mère chérie
En voyant tant d'amour et tant d'humilité ?

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

Nous voici aux noces de Cana. Marie apprend à Thérèse de prendre l’habitude de présenter ses besoins et ceux des autres avec simplicité et cela dans tous les domaines. Admettons-le, nous le faisons, mais rarement, quand nous ne pouvons plus compter sur nos propres forces. Le faisons-nous souvent pour les besoins des autres ? Comme Marie et avec elle, nous pouvons nourrir notre relation filiale à Dieu en lui présentant souvent tous ces besoins. Cela va nous guérir progressivement de nos inquiétudes et développer au contraire l’esprit de louange dans nos cœurs. Nous prendrons conscience en effet combien Dieu ne cesse de nous prodiguer ses bienfaits.

Dans le passage d’Évangile qu’elle évoque ensuite, faire la volonté de Dieu consiste à être avec Jésus, à se nourrir de sa Présence et de sa Parole. Cultiver cette orientation nous ouvre à une transformation intérieure progressive. Comme Marie et avec elle, nous travaillons aux œuvres de Dieu en cultivant notre confiance en Jésus. Lui faire ainsi confiance, c’est choisir de lui donner la première place ; tout le reste sera peu à peu illuminé par cette lampe placée au centre de notre vie.

Thérèse poursuit en contemplant l’humilité et la pauvreté spirituelle de Marie. Plus on reçoit des grâces divines, plus on est libéré de toute possessivité. Au contraire, nous désirons alors que tous en bénéficient !

Dans cet esprit, Thérèse découvre la réalité la plus inouïe ! Tout ce qui est dans le Cœur de Jésus lui appartient et appartient à Marie et à nous tous. La vie spirituelle consiste avant tout à puiser dans le cœur de Jésus. Mais voilà le drame le plus douloureux ! Nous cherchons ailleurs qu’en lui ce qui peut combler ou changer nos vies. Avec Marie et Thérèse, allons très souvent à Jésus pour lui demander de communier davantage encore à ce qu'il possède pour le partager sans limite avec nous : amour, humilité, patience, douceur, esprit de service, esprit de gratitude, confiance, écoute et accueil des autres, etc. Jésus ne met jamais de limites à ses dons et à sa miséricorde. Peut-être alors que c’est nous qui mettons des limites à notre confiance en lui !

 

Prière à Marie proposée par le saint pape Jean XXIII au 6ème camp national des scouts d’Italie (août 1962)

« Ô Marie ! Votre nom est sur mes lèvres et dans mon cœur depuis le début de ma vie. Dès mon enfance, j'ai appris à Vous aimer comme une Mère, à Vous invoquer dans les dangers, à me confier à Votre intercession. Vous lisez en mon âme le désir que j'ai de scruter la vérité, de pratiquer la vertu, d'être prudent et juste, fort et patient, un frère pour tous. 

Ô Marie ! Soutenez ma résolution de vivre en fidèle disciple de Jésus pour édifier la société chrétienne et réjouir la sainte Église catholique. 

Ô Mère ! Je Vous salue matin et soir, je Vous invoque au long de la route. De Vous j'attends l'inspiration et le réconfort pour couronner les engagements sacrés de ma vocation terrestre, donner gloire à Dieu, atteindre le Salut éternel. 

Ô Marie ! Comme Vous à Bethléem et au Golgotha, je veux rester toujours auprès de Jésus. Il est le Roi immortel des siècles et des peuples. 

Amen. »

 

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