Sixième jour de la neuvaine à Marie avec la Petite Thérèse
27 septembre 2021

Jour 6 : Avec Marie, témoigner des miséricordes de Jésus



La Vierge Marie dans la vie de Thérèse

L’écriture pour grandir dans la foi 

Après la mort de leur père le 29 juillet 1894, Céline entre au carmel sous le nom de sœur Geneviève de Sainte Thérèse. À cette époque, sous le priorat de mère Agnès, Thérèse commence à écrire : poésies, pièces de théâtre, prières et surtout en 1895 le début de son autobiographie (aujourd’hui célèbre sous le titre Histoire d’une âme), le Manuscrit A, qu’elle compose sous le regard de la statue de la Vierge du sourire placée dans l’antichambre de sa cellule monastique. Dans une clarté croissante, se trace peu à peu la « petite voie » de confiance et d’amour. 


Prier Marie avec Thérèse 

Aujourd’hui, nous vous proposons de prier les strophes 15 à 18 du magnifique poème de la petite Thérèse : Pourquoi je t’aime, ô Marie

15. L'Évangile m'apprend que croissant en sagesse
À Joseph, à Marie, Jésus reste soumis
Et mon cœur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.
Maintenant je comprends le mystère du temple,
Les paroles cachées de mon Aimable Roi.
Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l'exemple
De l'âme qui Le cherche en la nuit de la foi. 

16. Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Soit plongée dans la nuit, dans l'angoisse du cœur ;
Marie, c'est donc un bien de souffrir sur la Terre ?
Oui souffrir en aimant, c'est le plus pur bonheur !...
Tout ce qu'Il m'a donné Jésus peut le reprendre
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi.....
Il peut bien se cacher, je consens à l'attendre
Jusqu'au jour sans couchant où s'éteindra ma foi..... 

17. Je sais qu'à Nazareth, Mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
Point de ravissements, de miracles, d'extases
N'embellissent ta vie, ô Reine des Élus !....
Le nombre des petits est bien grand sur la Terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C'est par la voie commune, incomparable Mère
Qu'il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux. 

18. En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour
Mère, en te contemplant, je me plonge ravie
Découvrant dans ton cœur des abîmes d'amour.
Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m'apprend à pleurer, il m'apprend à jouir.
Au lieu de mépriser les joies pures et saintes
Tu veux les partager, tu daignes les bénir

Vous pouvez consulter le texte entier du poème en vous rendant sur le site des archives du carmel de Lisieux : PN 54.

 

Méditation

Thérèse poursuit sa méditation en insistant sur l’épreuve de Marie au Temple. Elle cherche Jésus trois jours durant. Marie peut ainsi nous aider à persévérer à chercher Jésus au cœur de tout ce que nous vivons alors même que nous ne percevons pas sensiblement la présence de Jésus. Prendre Marie pour Mère consiste alors à lui demander souvent de nous encourager à rester orientés vers Jésus à travers tout. 

Thérèse a vécu cette épreuve les 18 derniers mois de sa vie. La foi devient alors pour elle un combat permanent. Elle ne cesse de faire des actes de foi alors que le contenu de la foi et notamment l’existence du Ciel est devenu un lieu de combat. Thérèse accueille cette épreuve comme un don de Dieu qui lui donne de rejoindre ses frères incroyants. Assise à la même table qu’eux, comme Jésus à la table des pécheurs, elle prie pour eux et avec eux. Dans cette épreuve terrible pour une carmélite, elle doit aussi souffrir vivement de la maladie physique qui finalement l’emportera : la tuberculose. Dans ces épreuves extrêmes, Thérèse s’en remet à Marie lui demandant de lui apprendre à bien souffrir, c’est-à-dire à souffrir en aimant, en offrant tout cela à Jésus pour qu’il unisse les souffrances de Thérèse aux siennes pour que - par son amour - elles servent au Salut des âmes.

« Tout ce qu'Il m'a donné, Jésus peut le reprendre »… qu’est-ce à dire ? Thérèse comme Marie sont libres de toute possessivité spirituelle. Elles accueillent bien sûr toutes deux les dons divins avec gratitude, mais ce qui compte avant tout c’est de faire plaisir à Jésus et donc d’être vraiment pauvre de cœur, totalement disponibles à la volonté divine. Thérèse désire recevoir avant tout de Jésus une confiance toujours plus profonde en lui pour le laisser totalement libre de faire d’elle une personne qui donne tout par amour comme lui. Cela peut nous paraître impossible mais plus nous connaissons Jésus plus nous préférons la pauvreté radicale pour lui faire encore davantage de place dans notre vie. 

Thérèse se plaît aussi à revenir sur la petitesse de Marie. Elle est humble et petite car elle sera la mère des petits que nous sommes. Nous serions tentés d’attendre de Marie des choses extraordinaires. Oui, la chose extraordinaire qu’elle veut nous obtenir, c’est notre consentement à notre petitesse et à nos pauvretés pour, à partir d’elles, faire confiance à Dieu chaque jour dans notre humble quotidien.

Puissions-nous vouloir comme Thérèse vivre avec Marie, désirer la suivre au jour le jour. Nous recevrons alors de Marie de vivre comme elle notre quotidien. Choisissons de nous placer souvent sous son regard maternel !

 

Prière à Marie proposée par le saint pape Jean-Paul II à Mexico (janvier 1979)

Ô Vierge immaculée, Mère du vrai Dieu et Mère de l’Église,
toi qui en ce lieu manifestes ta clémence et ta compassion à tous ceux qui font appel à toi,
écoute la prière que nous t’adressons avec une filiale confiance
et présente-la à ton Fils Jésus, notre unique Rédempteur.
Mère de miséricorde, qui connais le sacrifice caché et silencieux,
à toi qui viens à notre rencontre, pécheurs que nous sommes,
nous nous consacrons aujourd’hui avec tout notre être et notre amour.
Nous te consacrons aussi notre vie, nos travaux,
nos joies, nos infirmités et nos souffrances.

(...)

Toi qui es notre espérance, pose avec compassion ton regard sur nous ;
enseigne-nous à aller continuellement à Jésus et, si nous tombons, aide-nous
à nous relever, à revenir à lui en confessant nos fautes
et nos péchés dans le sacrement de pénitence qui donne la paix de l’âme.

Nous t’en prions, donne-nous un très grand amour de tous les sacrements,
qui sont comme les traces que ton Fils nous a laissées sur la Terre.
Ainsi, Mère très sainte, avec la paix de Dieu dans nos consciences,
avec des cœurs libérés de tout mal et de toute haine,
nous pourrons apporter à tous la vraie joie et la vraie paix
qui viennent de ton Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ
qui, avec Dieu le Père et l’Esprit-Saint, vit et règne pour les siècles des siècles.

Amen.

 

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