La vocation de la femme (Thérèse Cornille 1917-1989)

La vocation de la femme

Thérèse Cornille (1917-1989) est la fondatrice des foyers Claire Amitié (pour jeunes ouvrières en difficulté) et des foyers maternels Claire Amitié (pour jeunes mamans célibataires). En contact permanent avec des jeunes filles et des jeunes femmes, elle est aussi très lucide sur la vocation de la femme.

Thérèse Cornille a compris la vocation de la femme par l'exemple de ses parents :

« Je n'ai jamais vu mes parents se chamailler, se disputer devant nous [les enfants]. Je suppose qu'ils devaient s'arranger entre eux quand nous n'étions pas là. Et je crois que cette confiance de fond que nous avions ensemble dans la maison venait surtout de cette sécurité que nous donnaient nos parents... Avec du recul, je sais que ma mère était vraiment mon idéal de vie. Je ne la voyais jamais se plaindre. Elle aidait les femmes du quartier. Elle était toujours disponible, chantait, ne dramatisait jamais les choses. » (Thérèse raconte aux animatrices, p. 4)

Elle a ensuite travaillé à la promotion de la femme :

Quelle grâce avons-nous de travailler au développement du monde, à l'avancée du Royaume des cieux, en nous attachant tout spécialement à la formation, à la promotion de la femme ! » (25 mars 1982).

Laissant transparaître quelque chose de l'action maternelle de Marie pour chacun,

Thérèse Cornille a une tendresse toute particulière pour les jeunes mamans célibataires. Pour elles, elle organise le foyer maternel où les mamans sont accueillies avec leur enfant et guidées dans leur projet de faire grandir la vie quelles que soient les difficultés. Les enfants ne s'y trompent pas : « Je suis un enfant de Claire amitié » dit, fièrement, l'un d'eux à l'assistante sociale venue visiter le foyer.

Son audace a pris son appui en Marie à qui elle consacrait sa personne et les foyers :

L'audace de Thérèse Cornille prend son point d'appui en « Marie, qui nous introduit toujours plus profondément dans le grand mystère de la Rédemption du monde » (25 mars 1982).

En Marie, est confirmée l'espérance du salut car elle est une créature humaine que Jésus, « passé de la mort à la vie, a déjà entraînée avec lui, une femme de notre terre, passée dans la gloire éternelle, dans l'amour éternel avec son corps et son corps de femme » (13 avril 1973).


Extraits de : Lucienne Sallé, Prier 15 jours avec Thérèse Cornille, fondatrice des foyers claire amitié, édition Nouvelle Cité, 2005. p. 67-94

Site officiel de l'Association : http://claireamitie.org/

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