Marie dans le dessein divin selon saint Jean-Paul II (1987)


Dans sa Lettre encyclique Redemptoris Mater, la Mère du Rédempteur du 25 mars 1987, le saint pape Jean-Paul II  développe la place de la Vierge Marie dans le plan de Dieu.

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Un plan universel de salut de l’homme dans le Christ

« Béni soit le Dieu et Père
de notre Seigneur Jésus Christ,
qui nous a bénis
par toutes sortes de bénédictions spirituelles,
aux cieux, dans le Christ. »[1]

Ces paroles de la Lettre aux Éphésiens révèlent le dessein éternel de Dieu le Père, son plan pour le salut de l'homme dans le Christ. C'est un plan universel qui concerne tous les hommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26).

Tous, de même qu'ils sont inclus «au commencement» dans l'œuvre créatrice de Dieu, sont aussi inclus éternellement dans le plan divin du salut qui doit se révéler totalement à la «plénitude du temps» avec la venue du Christ. En effet -et ce sont les paroles qui suivent dans la même Lettre- ce Dieu, qui est 

«Père de notre Seigneur Jésus Christ nous a élus en lui dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé. En lui nous trouvons la rédemption par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce».

Un plan éternellement lié au Christ et à sa mère

Le plan divin du salut, qui nous a été pleinement révélé par la venue du Christ, est éternel. Il est aussi -suivant l'enseignement de cette Lettre et d'autres Lettres de saint Paul[2] - éternellement lié au Christ. Il inclut toute l'humanité, mais réserve une place unique à la «femme» qui est la Mère de celui auquel le Père a confié l'œuvre du salut.

Comme l'écrit le Concile Vatican II,

«elle se trouve prophétiquement esquissée dans la promesse faite à nos premiers parents tombés dans le péché», selon le Livre de la Genèse (3, 15); «de même, c'est elle, la Vierge, qui concevra et enfantera un fils auquel sera donné le nom d'Emmanuel», selon les paroles d'Isaïe (cf. 7, 14). Ainsi l'Ancien Testament prépare la «plénitude du temps» où Dieu «envoya son Fils, né d'une femme ... pour faire de nous des fils adoptifs» (Ga 4,4)

[Marie, comblée de grâce]

La venue au monde du Fils de Dieu est l'événement rapporté dans les premiers chapitres des selon saint Luc et selon saint Matthieu. (…) Lorsque nous lisons que le messager dit à Marie qu'elle est «comblée de grâce» (Lc 1,28), le contexte de l'Évangile, où convergent les révélations et les promesses anciennes, nous laisse entendre qu'il s'agit là d'une bénédiction unique entre toutes les «bénédictions spirituelles dans le Christ». (...)

Dans le mystère du Christ, Marie est présente dès «avant la fondation du monde»[3] , elle est celle que le Père «a choisie» comme Mère de son Fils dans l'Incarnation- et, en même temps que le Père, le Fils l'a choisie, la confiant de toute éternité à l'Esprit de sainteté.

Marie est unie au Christ d'une manière tout à fait particulière et exceptionnelle, et de même, elle est aimée en ce Fils bien-aimé de toute éternité, en ce Fils consubstantiel au Père en qui est concentrée toute «la gloire de la grâce».

 En même temps, elle est et demeure parfaitement ouverte à ce «don d'en haut»[4] . Comme l'enseigne le Concile, Marie

«occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance».

 

Source :

 Saint Jean-Paul II, Lettre encyclique Redemptoris Mater, la Mère du Rédempteur, n°7-8, 25 mars 1987.

 

[1] Ep 1, 4-7

[2] Col 1, 12-14; Rm 3, 24; Gal 3, 13; 2 Co 5, 18-29

[3] Ep 1,4

[4] Jc 1, 17

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Pour en savoir plus

-sur Marie dans le dessein de Dieu, dans l’Encyclopédie mariale

-sur l’Encyclique Redemptoris Mater (Jean-Paul II), dans l’Encyclopédie mariale

-sur les encycliques mariales de Jean-Paul II, dans l’Encyclopédie mariale