Marie, Nouvelle Création dans la liturgie byzantine

Marie et la nouvelle Création (liturgie byzantine)

C'est en Marie que le Créateur renouvelle toute sa Création, la sanctifie et la divinise (c'est-à-dire lui ouvre la vraie vie en Dieu) :

Le Verbe de Dieu, o Vierge, retransforma en toi la nature humaine submergée par les passions ; il la renouvela toute entière dans son extrême bonté et la sanctifia ; aussi, sauvés par toi, nous te glorifions pour les siècles.

(2e dimanche de Carême, 2e canon, Théotokion de la 8e ode)

Ayant habité dans ton sein sans intervention d’homme, O immaculée, le Verbe de Dieu procéda de toi avec la même forme que le genre humain sans changement. Aussi par miséricorde il fit une nouvelle création plus divine que la création.

(14 juin, 2e canon des matines, Théotokion de la 4e ode)

Salut, ô très Pure de qui vint le Pasteur, le Très Haut qui revêtit la peau d’Adam, me renouvela dans ton sein, moi l’homme entier.

(30 novembre, 2e canon des matines, Théotokion de la 7e ode)

Nous te bénissons, O Immaculée, qui enfantas Dieu qui bénit, qui couronne la nature humaine de divines bénédictions et qui renouvelle ce qui jadis avait vieilli par la corruption.

(26 Septembre, 3e canon des matines, Théotokion de la 7e ode)

Celui qui s’incarna de toi, O Vierge Pure, ayant renouvelé notre nature, le fait de nouveau, et renouvelle par ta prière maternelle ceux qui toujours t’exaltent comme leur avocate lumineuse et vigilante, O vraie Mère de Dieu.

(3e ton, Vendredi, complies, 4e stichère de la 9e ode)

Vierge immaculée, renouvelle par la pratique de la pénitence la maison de mon âme qui tombe en ruine, O toi qui renouvelas toute l’humanité par ton enfantement.

(22 septembre, 2e canon des matines, Théotokion de la 7e ode)

Dans l’intégrité virginale tu enfantas Dieu qui détruit la corruption et fait jaillir l’incorruptibilité, O toute virginale, immaculée. Aussi je t’en supplie, O Pure, renouvelle-moi par tes prières, moi qui ai été corrompu par de terribles choses, pour que je te loue.

(10 décembre, 4e Stichère des Vèpres pour le psaume 140)

En enfantant le Seigneur, tu apparus supérieures aux puissances den-Haut et tu divinisas la race des mortels.

(11 décembre, 4e stichère de la 5e ode)

Le serpent me trompa par fourberie, il me fit prisonnier par le faux désir d’être semblable à Dieu. Par toi, O très Pure, j’ai été appelé de nouveau ; en vérité et immuablement j’ai été divinisé.

(29 mai, Théotokion de la 1e ode)


Extraits de : Textes liturgiques de l’édition grecque officielle, cités dans Joseph LEDIT, Marie dans la liturgie de Byzance, ed. Beauchesne, Paris 1976, pp. 57-63