Marie dans la communion des saints

Marie dans la communion de tous les saints

Le concile Vatican II, Constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen gentium (LG), situe Marie dans la communion des saints, c'est un point très important.

La communion des saints est la vérité la plus profonde de l'Eglise : lorsque chacun est intimement uni au Christ, alors tous sont unis les uns aux autres dans la communion des saints.

Deux passages sont particulièrement nets : Lumen gentium 52 évoque la communion des fidèles avec tous les saints et en premier lieu la glorieuse Marie (en particulier à la messe), et Lumen gentium 59 évoque l'intercession de Marie après son Assomption, une intercession qu'elle exerce avec tous les saints :

« Ce divin mystère de salut se révèle pour nous et se continue dans l'Eglise, que le Seigneur a établie comme son Corps et dans laquelle les croyants, attachés au Christ chef et unis dans une même communion avec tous ses saints, se doivent de vénérer, "en tout premier lieu la mémoire de la glorieuse Marie, toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ"[1] » (LG 52)

« Que tous les chrétiens adressent à la Mère de Dieu et des hommes d'instantes supplications, afin qu'après avoir assisté de ses prières l'Eglise naissante, maintenant encore, exaltée dans le ciel au-dessus de tous les bienheureux et des anges, elle continue d'intercéder près de son Fils dans la communion de tous les saints. » (LG 69)

Cette façon de parler de Marie correspond à l'ensemble de la Constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen gentium, qui peu avant de parler de la bienheureuse Vierge Marie, a proclamé l'appel universel à la sainteté :

« L'appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s'adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur état ou leur rang. » (LG 40)

Ainsi Marie est , oui, elle est vénérée parce qu'elle est , oui, et cela ne la situe pas en dehors de l'Eglise, mais comme un membre excellent de l'Eglise qui stimule tous les autres membres.


[1] "Canon de la messe romaine" (Lumen Gentium 51)


Françoise Breynaert