Andorre, Notre-Dame de Meritxell

La principauté d'Andorre, située entre l'Espagne et la France, est un des plus petits États du monde. Ses origines remontent au règne de Charlemagne et elle est régie par un contrat de droit féodal qui concède le trône andorran à deux coprinces, l'évêque catalan d'Urgell et le chef de l'État français.

Notre Dame de Meritxell est la Patronne et la protectrice de l'Andorre.

Son sanctuaire (1) se trouve sur la rive gauche de la rivière Valira, entre Canillo et Encamp.

Chaque année, on célèbre la fête de Notre Dame de Meritxell le 8 septembre, qui est devenue la fête nationale de l'Andorre. Ce jour-là, a lieu une messe à laquelle participent tous les notables et les fidèles d'Andorre. Beaucoup font le pèlerinage à pied à partir des sept paroisses.

Origine (1)

Il y a très longtemps, le 6 janvier, (jour de l'épiphanie où l'Eglise commémore la venue des mages venus d'Orient pour adorer l'enfant Jésus sur les genoux de sa mère, Cf. Mt 2), les habitants du village de Meritxell, se dirigèrent vers Canillo pour fêter avec une messe un jour si important.

En passant par où se trouve aujourd'hui le sanctuaire, ils virent un rosier fleuri, avec les feuilles vertes comme si on était en été, alors que partout ailleurs le sol était enneigé. Etonnés, ils s'approchèrent et, surpris, ils découvrirent au pied du rosier une belle image de Notre Dame.

Quand la messe prit fin, le curé et tout le village se dirigèrent vers Meritxell pour recueillir l'image et la rapporter à Canillo. Ils la déposèrent sur l'autel et promirent de lui construire un retable convenable.

Le lendemain, bien que les portes de l'église fussent fermées, ils découvrirent que l'image n'y était plus. Pendant que les habitants parlaient de ce qui était arrivé, un voyageur qui était passé par Meritxell pour venir en Andorre et qui ignorait les faits, dit aux habitants qu'il avait vu une belle image de la Vierge de Meritxell au pied d'un rosier.

Alors, tous pensèrent que la Vierge préférait être là où ils l'avaient trouvée, et construisirent une chapelle à cet endroit.

Dévotion

Après la messe, la tradition veut que chaque assistant embrasse à la médaille que porte la statue (1).

« En effet, plus ces images sont contemplées fréquemment, plus ceux qui les contemplent sont portés au souvenir et au désir des modèles d'origine et à leur rendre, en les embrassant, respect et vénération. » (2) 

« La vraie dévotion procède de la vraie foi qui nous conduit à reconnaître la dignité éminente de la Mère de Dieu, et nous pousse à aimer cette Mère d'un amour filial, et à poursuivre l'imitation de ses vertus » (3) 


(1) Cf. [Lien perdu]

Photos sur : [Lien perdu]

(2) Concile de Nicée, DS 601

(3) Vatican II, Lumen Gentium 67 


F. Breynaert