Le Linceul de Turin, Linceul du Ressuscité ?

Le Linceul de Turin, Linceul du Ressuscité ?

[Le miracle est possible parce que Dieu est présent à sa création - c'est le dogme de la création, qui est aussi une création « continue » (CEC 301-308). Ce dogme ne s'oppose d'ailleurs pas à la science. Un auteur nous dit ici pourquoi il croit que le linceul de Turin est celui du Ressuscité.]

Il est possible et même probable que la Vierge Marie ait été celle qui a recueilli les reliques de la Passion du Christ après sa mort. La question de savoir si le Linceul de Turin est bien le linge qui a recouvert le Christ en son tombeau est une question qu'il est important d'examiner attentivement sous l'angle scientifique : car les conclusions de cette étude sont véritablement étonnantes !

Le Linceul de Turin est une toile de lin de 4,30 m x 1,10 m qui est l’énigme archéologique et scientifique la plus étudiée au monde. Son étude fait appel à de nombreuses disciplines scientifiques.

Cette toile tissée et blanchie selon les usages en vigueur au Moyen Orient à l’époque de Jésus, conservée malgré les siècles d’une manière anormale, montre une image imprimée en négatif (notion inconnue avant le XIX° siècle) que personne ne sait ni expliquer ni reproduire avec les techniques les plus modernes.

L'image a été produite par une déshydratation supérficielle des fibres, sans aucune trace d’intervention humaine (pas de peinture ni de colorants), sans déformation et avec une densité fonction de la distance, comme si l’image du corps avait été projetée orthogonalement sur une toile parfaitement plane (phénomène incompréhensible) et par un rayonnement inconnu.

La NASA a pu imiter quelque peu la brûlure de lin en bombardant un tissu avec des rayons alpha et comme ce genre de rayonnement modifie profondément le taux de C14 il est possible qu’il y ait là l’explication du résultat des tests au C14 faits en 1988 (tests réalisés dans des conditions très discutées et qui ont «daté» le Linceul du XIII° siècle).

L’histoire du Linceul, qui a survécu aux pillages, aux guerres, à l’eau et à deux incendies (sauvé en 1997 par le pompier Mario Trematore qui a pu pulverisé une vitre incassable pour l’occasion !) qui est une suite de miracles, semble commencer en fait bien plus tôt (des icônes byzantines s’en inspirent dès le V° siècle).

La signature surnaturelle de la Résurrection

L’image, qui est unique au monde, montre un corps flagellé, crucifié, couronné d’épines, frappé au visage, meurtri aux épaules, un coeur transpercé avec des éléments d’authenticité (emplacement des clous, direction des écoulements de sang) qui stupéfient.

Le corps, qui n’est resté que quelques heures en contact avec le linge (aucune trace de décomposition), qui en a été retiré mystérieusement (aucune trace microscopique d’étirement ou d’arrachement des fils), a donc vécu quelque chose de tout à fait conforme à la Passion du Christ, telle que la rapportent les et on ne voit guère que la Résurrection qui ait pu laisser une signature aussi surnaturelle.

Certains s’irritent donc aujourd’hui que l’Eglise ne conclue pas devant tant de faits concordants, mais les pasteurs suprêmes ont déjà beaucoup dit sur le Linceul avec son image «non faite de main d’homme» (Pie XI), «icône de la Passion» (Paul VI), «la relique la plus splendide de la Passion et de la Résurrection de Jésus» (Jean Paul II) ...

Devant la majesté de ce visage et le message de cette image stupéfiante, on peut réagir comme l’Apôtre Jean «voyant le suaire» : «il vit et il crut» (Jn 20,8) ...


Jean-Maurice Clercq