13 septembre 1917

13 septembre 1917

Sr Lucie raconte :

Les routes étaient pleines de monde. Tous voulaient nous voir et nous parler. Il n'y avait aucun respect humain. De nombreuses personnes, et même des dames et des messieurs, après avoir réussi à se frayer un passage au milieu de la foule qui nous pressait, venaient se prosterner à genoux devant nous, nous demandant de présenter à Notre Dame leurs nécessités. [...]

Lorsque je lis maintenant, dans le Nouveau Testament, les scènes si ravissantes du passage de Notre Seigneur à travers la Palestine, je me souviens de celles auxquelles, encore enfant, le Seigneur me fit assister, sur ces pauvres chemins et routes d'Aljustrel à Fatima et à la Cova da Iria, et je rends grâces à Dieu, en Lui offrant la foi de notre bon peuple portugais. Et je pense : Si ces gens s'humilient ainsi devant trois pauvres enfants, seulement parce qu'ils ont leur a été accordé miséricordieusement la grâce de parler avec la Mère de Dieu, que ne feraient-ils pas s'ils voyaient devant eux Jésus-Christ en personne ? [...]

Nous sommes enfin arrivés à la Cova da Iria, près du chêne vert, et nous avons commencé à réciter le chapelet avec le peuple. Peu après, nous avons vu le reflet de a lumière et ensuite Notre Dame au-dessus du chêne vert.

- Continuez à réciter le chapelet afin d'obtenir la fin de la guerre. En octobre, Notre Seigneur viendra ainsi que Notre Dame des Douleurs et du Carmel, Saint Joseph avec l'enfant Jésus afin de bénir le monde. Dieu est satisfait de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde. Portez-la seulement pendant le jour.

- On m'a prié de vous demander beaucoup de choses, la guérison de quelques malades, d'un sourd-muet.

- Oui, j'en guérirai certains. Les autres, non. En octobre je ferai le miracle pour que tous croient. Et elle commença à s'élever, disparaissant comme d'habitude.


ur Lucie, Mémoires de sœur Lucie, Vice-Postulaç?o dos videntes, Fatima 1991, p. 175-176