8 septembre 1890, les voeux de sainte Thérèse de Lisieux


Le 8 septembre 1890, en la Solennité de la Nativité de Marie, Thérèse de Lisieux, âgée de 17 ans, prononça, entre les mains de sa prieure Mère Marie de Gonzague, ses vœux définitifs. Elle prit alors le nom de Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face. Thérèse a surmonté de grands obstacles pour obtenir l'autorisation d'entrer au Carmel à quinze ans, et, durant les deux années qui précèdent sa profession religieuse, elle a également mené de rudes combats.

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Les épreuves liées à l’entrée au Carmel

Durant les deux premières années, Thérèse fut traitée sévèrement et réagit avec courage et esprit de foi:

"Quelle grâce inappréciable !... Comme le Bon Dieu agissait visiblement en celle qui tenait sa place !... Que serais-je devenue si comme le croyaient les personnes du monde j'avais été « le joujou » de la communauté ?... Peut-être au lieu de voir Notre Seigneur en mes Supérieures n'aurais-je considéré que les personnes et mon ur si bien gardé dans le monde se serait attaché humainement dans le cloître... Heureusement je fus préservée de ce malheur. Sans doute j'aimais beaucoup notre Mère, mais d'une affection pure qui m'élevait vers l'Époux de mon âme... "[1]

 

Le 8 septembre 1890, les vœux de Thérèse

Après une épreuve, une grande paix :

La veille du grand jour, Thérèse traverse un grave moment de doute, pensant ne pas avoir la vocation. Au risque de devoir quitter le Carmel, elle ouvre ses pensées à ses responsables, et immédiatement tous ces doutes se dissipent :

"Le matin du 8 septembre, je me sentis inondée d'un fleuve de paix et ce fut dans cette paix surpassant tout sentiment que je prononçai mes Saints Vœux...

Que de grâces n'ai-je pas demandées ce jour-là !"

Elle se sent la reine qui peut obtenir toutes les faveurs du roi...C'est pourquoi elle intercède avec ferveur pour des multitudes.

Et sur un billet elle écrit des demandes pour elle-même :

- le détachement du monde créé :

"Que je ne cherche et que je ne trouve jamais que vous seul!"

- "la paix et surtout l'AMOUR sans bornes, sans limites !"

Et pour prouver son amour, elle demande "le martyre du cœur et du corps".

- Thérèse ne perd pas son réalisme, elle demande

"Faites que je remplisse mes engagements dans toute leur perfection...."

Et "

« Accomplissez parfaitement en moi votre volonté sans que les créatures y puissent mettre obstacle."

 

La signification mariale du 8 septembre 

Thérèse médite sur la fête de la Nativité de la Vierge Marie :

"Quelle belle fête que la nativité de Marie pour devenir l'épouse de Jésus !

C'était la petite Ste Vierge d'un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus...

Ce jour-là tout était petit excepté les grâces et la paix que j'ai reçues..."[2]

 

Six ans plus tard...

Le 8 septembre 1896, Thérèse nous livre sa méditation :

"Je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s'abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie."[3]

 

Ces mots ont été écrits le 8 septembre 1896, en la fête de la Nativité de Marie, dans la grâce de la petitesse de celle qui deviendra la mère de Dieu.

 

 


[1] Ms A, VII, 70v°

[2] Ms A, VIII 76 r°, 76 v°, 77r°

[3] Ms B, IX, 5v

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Pour en savoir plus

-sur ste Thérèse de Lisieux (1873-1897), Docteur de l’Église, dans l’Encyclopédie mariale

-sur la vie spirituelle carmélitaine, dans l’Encyclopédie mariale

 

Synthèse F. Breynaert et l’équipe de MDN.